Le restaurant populaire

The dumpling express, par something fantastic

Retrouvez chaque semaine sur le site de l’OCPOP un projet culinaire original au croisement de la street food et des nouveaux modes d’appropriation de l’espace public, extrait du mémoire d’Audrey Harlange.

The Dumpling Express est un dispositif mobile fonctionnant à l’énergie solaire créé par un collectif de quatre architectes établis à Dumplingexpress1Berlin. Ses concepteurs, Something Fantastic, l’envisagent comme un « acte de propagande qui éveille un désir d’explorer de nouveaux procédés culinaires et de rendre les rues de la ville vivantes »[1]. A la fois high-tech et low tech, ce dispositif emploie une ressource naturelle existante et permet de cuisiner sans utiliser de combustibles fossiles comme le charbon, ni d’électricité.

Le collectif le considère comme la « manifestation 1:1 de leur vision de l’architecture du futur »[2].

  1. Le push-cart présente un réflecteur parabolique d’un mètre de diamètre
  2. … ainsi qu’un module, constitué d’une armature en bois et de panneaux en acier et contreplaqué, pouvant faire office de petit bar à sauces lorsque le couvercle est déplié…
  3. … le tout est monté sur un tricycle de seconde main.
  4. Le dispositif est directement opérationnel. Les beignets préparés minute peuvent s’accompagner de condiments chinois et de sauces.

DumplingExpress2A. Le réflecteur parabolique concentre la lumière du soleil sous la casserole. La vapeur qui s’en dégage monte, passe au travers de paniers de cuisson et optimise la cuisson des beignets.

B. Le cuiseur est parfaitement aligné sur le soleil lorsque la vis située sur le cadre pointe en sa direction et ne projette aucune ombre. Un axe de rotation permet d’ajuster son orientation verticale et, il suffit de déplacer le vélo pour modifier sa position horizontale.

C. La position du cuiseur solaire doit être réajustée toutes les dix ou vingt minutes selon les saisons.

D. Les beignets chinois (Jiaozi, Baozi) sont faits à partir d’une pâte à ravioli ou de pâte levée. On peut les farcir de viande, de crevettes, de tofu et de toutes sortes de légumes. C’est une alternative saine et gourmande qui peut s’apprécier tout au long de la journée. Vu qu’ils ne requièrent pas une préparation élaborée, les Jiaozi et Baozi s’inscrivent dans un registre street food.

 

Pour en savoir plus : http://somethingfantastic.net/#

 

A PROPOS DE L’AUTEUR – Coordinatrice du projet artistique Kollisions partagé entre Bruxelles et Berlin, Audrey Harlange porte depuis longtemps un intérêt prononcé pour les pratiques éphémères. Elle se met à explorer l’aliment comme médium artistique et entame en 2013 un master en design culinaire à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles.  Après un travail de fin d’études et une première publication consacrés au street art, à la street food et aux nouveaux modes d’appropriation de l’espace public, elle crée le collectif Frisko en collaboration avec une artiste et chef originaire du Japon, Suzuna Yamashita. Suivant une approche fusion, mêlant souvent traditions culinaires japonaises, nouvelle gastronomie européenne et street food, elles réalisent, sous le nom de ‘food tailors’, des installations spécifiques et des performances ‘sur mesure’ pour différents collectifs d’artistes et lieux d’exposition – Spores insideout/Compagnie L’Indiscrète, Tetra/Centre culturel Jacques Franck, Les espèces altérées/La Ruche,…



[1] http://somethingfantastic.net/# Citation originale: « a propagandistic ruse within the cityscape that creates a desire for a modern way of cooking and a more lively street scene. »

[2] http://somethingfantastic.net/# Citation originale: « 1:1 Manifestation of how Something Fantastic thinks future architecture should be. »

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