« C’était bon! »

Non la fierté n’est pas  ce  qu’attendent les femmes, car c’est  « elles » dont il s’agit en cuisine.

Elles attendent la juste reconnaissance de l’acte adressé au quotidien, elles attendent d’être valorisées et remerciées dans cet exercice en apparence banal mais qui ne l’est, ni dans la réflexion qu’il suppose, ni dans le temps de mobilisation (entre réflexion, courses  et « faire »), ni dans la complexité de l’exercice en cuisine : construire un menu, préparer une recette dans l’ordre, animer et orchestrer un repas, satisfaire chacun …

Elles attendent  un juste retour de cet engagement en terme de mots mais surtout en terme de « Miam » et de plaisirs partagés.

La difficulté aujourd’hui n’est pas liée à l’absence de désir de se mettre en cuisine, femmes et hommes (cf. sondage « Les hommes et la cuisine » de l’Ifop pour Lesieur) le revendiquent, on est donc sorti de ces périodes où il fallait pour s’émanciper et faire évoluer le rapport hommes-femmes, refuser cet esclavage (vivre pour nourrir la famille) qui a pendant des siècles limité l’insertion sociale et professionnelle des femmes.

Il faut aujourd’hui repartir sur une autre conquête, celle de se remettre pour le plaisir en cuisine, et pas avec l’obligation que la génération précédente a fort heureusement envoyée  valdinguer…

Il faut s’émanciper de ce souvenir des mères et grands-mères qui pour se libérer, ont arrêté de cuisiner, ou ont dû  poursuivre la tâche avec contrainte.

Il faut oser reprendre le fouet et battre les œufs, sans casser le souvenir des conquêtes des femmes qui nous ont précédées.

Il faut remettre en confiance les femmes (et à terme les hommes) sur cet exercice du quotidien qui doit être rapide, simple, sympathique ET reconnu, plébiscité, félicité, pour s’affranchir du souvenir des mères en tablier avec des gants mappa…

Il faut rendre fashion, tendance, moderne, ludique la préparation des repas, car l’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de nourrir  (on peut manger vite et bien n’importe où) que de faire plaisir et de se retrouver. Le repas restant le meilleur prétexte pour se faire.

Les femmes ont donc d’abord besoin de retrouver la confiance dans les gestes, de retrouver l’envie et confiance  dans leur capacité à improviser, s’amuser, faire simple et régaler.

Notre mission première chez Lesieur est de contribuer à donner des valeurs à cette cuisine de tous les jours,  pour qu’elle tressaute de gaité, et de facilité, de partage et de simplicité.

Le lien gourmand qu’apportent nos produits par leur nature même, est propice à ce partage festif et réinventé.

Les huiles viennent ouvrir le repas en introduisant la recette à chaud comme à froid, les sauces le ponctuent et lui donnent sa touche de personnalité chaque jour différente.

Mais ne nous y trompons pas, cette cuisine quotidienne doit savoir régaler sans rajouter du temps au temps, elle peut être généreuse et simple, roborative et équilibrée, faite maison et assemblée.

Cuisiner les aliments bruts comme on l’entend si souvent est un must qui a son prix (coût et temps), au quotidien, c’est de cuisine maline dont on parle, celle qui associe brut et déjà prêt, ce mix entre le frais et l’épicerie, entre le fond de placard et le sorti du frigo ou du congélo, l’astuce est reine, la combinaison est une alchimie ludique, et qui doit rester rapide pour éviter toute lassitude.

Rien de banal pour autant,  et au final, ce sera le geste, l’idée, l’association qui sera récompensée par la satisfaction non pas de la chaise vide, mais de l’assiette vidée…

 

ValérieBusson2Par Valérie Busson

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