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La cuisine populaire vue par Camille Labro

 

Journcamille-labro-2016-1aliste indépendante pour M le magazine du Monde, Camille Labro est spécialisée dans la gastronomie et les sujets touchant de près ou de loin à la culture et à l’agriculture. Convaincue que l’on peut changer le monde par la façon dont on mange, elle défend des valeurs écologiques, paysannes, artisanales et humaines.

Auteur/scénariste du Bonheur est dans l’Assiette, série documentaire pour Arte sur les chefs de demain aux quatre coins du globe, elle est également auteur de La Cuisine des Marins (Gründ, 2014) et de Naturalité (2015), sur les producteurs et artisans d’Alain Ducasse au Plaza Athénée. Son dernier livre, Fourche et Fourchette (Editions Tana, octobre 2016), mêle les portraits et les recettes de 26 formidables paysans, en France et au-delà. Sur son blog du Monde, Le Ventre Libre (Jubilations et tribulations d’un appétit urbain), elle explore goûts, produits, idées, adresses, petits plats et grandes causes. Elle aime cuisiner, manger, partager… et en parler (Compte Twitter : @camillelab).

1/ Qu’évoquent pour vous les mots « cuisine populaire » et qu’est-ce que la cuisine populaire pour vous ?

La cuisine populaire, c’est une cuisine qui appartient à tous, et qui est à la portée de tous, tant dans sa confection que dans sa consommation. Ce n’est pas de la haute gastronomie, ce n’est pas de l’art, c’est une cuisine qui nourrit, au quotidien. C’est aussi une cuisine qui se transmet, qui se donne (plus qu’elle ne se vend), se partage, et qui circule. Une cuisine faite d’échanges et de mélanges, qui se tisse et se métisse au fil du temps, des lieux, et de l’histoire.

2/ Que proposez vous, comme images, comme souvenirs, comme goûts pour évoquer la cuisine populaire, votre cuisine populaire ?

Chez moi, la cuisine populaire a des notes provençales, car c’est là que j’ai grandi. La soupe de poisson, les artichauts barigoule, la socca cuite sur d’immenses plaques chaudes, les sardines grillées au feu, les pan-bagnats préparés ensemble et embarqués à la plage. Mais c’est aussi le grand méchoui annuel des amis pieds-noirs de mes parents, les barbecues des copains américains, les succulents risottos de mon oncle vénitien, les omelettes aux champignons de mon grand-père, le lapin à la moutarde lorrain de ma mère et de ma grand-mère.

3/ En quoi est-il compliqué d’évoquer où de partager un goût que l’on pense propre à son expérience personnelle ? 

C’est toujours compliqué car ces goûts là sont liés à des émotions, incrustés dans la mémoire, et sans doute déformés et sublimés par le souvenir et le temps qui passe. Si les plats de nos mamans sont toujours les meilleurs, ce n’est pas forcément à cause de leur goût, mais parce qu’ils étaient faits avec amour et une générosité infinie. Cela va bien au delà de la saveur ou de la recette.

4/ Pour vous, cette cuisine populaire est-elle intime ou est-elle une ouverture au monde, à la curiosité ? 

Forcément ouverte sur le monde, car c’est une cuisine de partage, qui se construit ensemble et se pense à plusieurs, qui n’existe que parce qu’elle est prodiguée et véhiculée par les uns et les autres. Mais la cuisine populaire a ceci d’intime qu’elle est différente pour chaque foyer, chaque communauté.

5/ Selon vous, en quoi la cuisine populaire peut-elle présenter un enjeu social, culturel, politique ou agricole ? 

Tout ça et bien plus encore. La cuisine, ce que nous mangeons au quotidien, tous les choix que nous faisons quand nous mangeons (types d’aliments, genres de magasins et restaurants où nous allons, types de cuisines que nous pratiquons) sont des actes politiques, qui ont de forts impacts économiques, culturels, agricoles, sanitaires, climatiques. Il faut penser la cuisine de manière holistique, et cesser d’élever la gastronomie française au rang d’art intouchable.

6/ Comment pourrions-nous remettre la cuisine populaire de tous les jours au centre des préoccupations alimentaires d’aujourd’hui, avez vous des idées pour mettre en avant la cuisine populaire ?

Il faut faire dialoguer les chefs et les grands-mères, les restaurateurs et les migrants, les enfants et les jardiniers, les politiciens et les paysans. Organiser de grands banquets où toutes ces couches et ces classes de la population se mélangent, cuisinent et mangent ensemble. Il faut organiser une fête de la cuisine populaire, annuelle, qui incite tout un chacun à se remettre aux fourneaux, et à partager ses plats et ses histoires.

7/ Racontez-nous un plat, un repas, une fête, qui selon vous, représente cette cuisine populaire ?

Pour ce qui est du plat, bizarrement, pour moi, c’est une grande salade mélangée. Toujours changeante, toujours liée au lieu et au moment où l’on est. On y met plein de choses, des légumes, des feuilles, des graines, du cuit et du cru, du frais, du gras, du croquant, un bel assaisonnement. Il y a des salades dans toutes les cultures, avec des sauces différentes et des compositions à l’infini. C’est un merveilleux et délicieux plat de partage, inscrit dans le temps et l’espace.

Quant à la fête, j’ai un souvenir extra de la Fête du Panier, à Marseille. J’ai eu la sensation que toutes sortes de populations s’y mêlaient et que tout le monde prenait un plaisir fou à faire à manger, à faire goûter et goûter les recettes des uns et des autres, à échanger, partager, manger, boire, danser. Bref, une vraie fête de cuisine populaire.

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Crédits Photos : Juliette Ranck

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La cuisine populaire vue par Sonia Ezgulian

soniaezgulianAutodidacte, elle est journaliste durant dix ans à Paris Match. De 1999 à 2006, elle crée le restaurant Oxalis à Lyon. Personnalité aux multiples facettes, Sonia Ezgulian revendique son statut de cuisinière, elle s’épanouit dans l’univers qu’elle a imaginé, les petits riens qui changent le quotidien, une façon de déjouer la routine. Fée du ricochet de cuisine et de l’art de métamorphoser les épluchures, Sonia offre une cuisine libérée des rigidités et des contraintes techniques, toujours inventive et en quête de perfectibilité. Elle se consacre à l’écriture de nombreux ouvrages de cuisine avec son mari Emmanuel Auger, et animent ensemble leur blog culinaire L’épluche-sardine. Sonia Ezgulian collabore avec le magazine Régal et avec Femme Majuscule. Elle réalise aussi ponctuellement des sujets pour des magazines et pour le web (We Demain, Yummy, etc.).

1/ Qu’évoquent pour vous les mots «cuisine populaire» et qu’est-ce que la cuisine populaire pour vous ?

« Cuisine populaire » évoque un moment de partage, un plat, des recettes qui ont fait leur preuve, des plats simples mais aussi des plats plus sophistiqués qui requiert du temps, des tours de mains qu’on apprend, des moments qu’on chérit comme des trésors.

2/ Que proposez vous comme images, comme souvenirs, comme goûts pour évoquer la cuisine populaire, votre cuisine populaire ?

Plusieurs personnes sous la tonnelle de vigne vierge, installées autour d’une grande table, en train d’écosser des montagnes de haricots pour les conserves, des papotages pour s’échanger des recettes.

C’est aussi le parfum qui se dégage de la cocotte quand on commence un jus de veau, quand les tendrons commencent à grillotter …

C’est un de mes plats – la tarte serpentin- repris et mitonné par plein de gourmands sur les réseaux sociaux, un vrai succès populaire !

3/ En quoi est-il compliqué d’évoquer ou de partager un goût que l’on pense propre à son expérience personnelle ? 

Parce que souvent ces goûts sont très liés à des émotions, des atmosphères, des lieux, des souvenirs très difficiles à transcrire.

4/ Pour vous, cette cuisine populaire est-elle intime ou est-elle une ouverture au monde, à la curiosité ? 

Pour moi, elle est forcément tournée vers les autres. Les bons cuisiniers (amateurs ou professionnels) sont les plus curieux, ceux qui voyagent, lisent, dénichent, dégustent. La cuisine populaire est une source inépuisable d’inspirations.

5/ Selon vous, en quoi la cuisine populaire peut-elle présenter un enjeu social, culturel, politique ou agricole ? 

La cuisine populaire est un lien, une passerelle. Elle réunit, induit des connections dans différents secteurs (agricole, culturel, politique). Elle doit être aussi le point de réflexion pour résoudre des problèmes tel que le gaspillage alimentaire. Il ne faut pas culpabiliser les gens en la matière mais plutôt donner des idées, créer des structures qui apprennent la bonne gestion des courses, les astuces pour utiliser les restes, etc.

6/ Comment pourrions-nous remettre la cuisine populaire de tous les jours au centre des préoccupations alimentaires d’aujourd’hui, avez-vous des idées pour mettre en avant la cuisine populaire ?

En remettant au goût du jour le partage, l’ouverture sur les autres. La cuisine populaire est indissociable de la transmission.

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La rentrée des livres de cuisine

 

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La rentrée des livres de cuisine : un retour aux recettes simples et bon marché ?

Après la déferlante de ces dernières années de beaux livres de cuisine aux ingrédients chers, difficiles à trouver, branchés, voire un brin snobs, voilà une nouvelle vague de livres qui nous font plaisir car beaucoup plus proches de la cuisine populaire.

Dans ces deux livres, sortis début septembre, le concept est simple : des recettes faciles, bon marché, qui ne demandent que 4 à 6 ingrédients et très peu d’ustensiles. Les ingrédients sont en photo en haut de chaque recette et hop, y’a plus qu’à cuisiner.

Vous ne râlerez plus en disant que la moindre recette vous demande des heures de courses et un budget de ministre. Avec un minimum d’ingrédients, vous allez pouvoir vous régaler.

Coup de cœur pour ces deux ouvrages. Nous sommes ravis de les partager avec vous.

 

Je cuisine avec 4 ingrédients de Dorian Nieto, chez Solar

Sans1Le premier est écrit par Dorian Nieto, auteur du blog « Mais pourquoi je vous raconte ça ».

Chaque recette est préparée avec uniquement 4 ingrédients (même le beurre ou l’huile comptent). Cela n’empêche pas aux recettes d’être créatives. Les photos de l’auteur sont vivantes, sans fioritures et donnent confiance, même aux cuisiniers débutants.

Les recettes sont classées par moment de vie avec « plats de soirs de semaine », « apéro entre copains », « goûter », etc.

A nous les tortillons à la cannelle, la salade de pois chiches, oignons et olives, la tourte au poulet et aux légumes, les boulettes d’agneau, les poivrons farcis, les patatas bravas, les roulés croustillants aux poires, le fondant aux amandes, le pop-corn au chocolat et la pavlova à la framboise.

Un bon point pour les recettes très économiques et le bon mélange entre salé et sucré.

 

Simplissime, le livre de cuisine le plus simple du monde de Jean-François Mallet chez Hachette

22Le second est écrit par Jean-François Mallet, chef et photographe culinaire. On retrouve là aussi des recettes simplissimes avec 6 ingrédients maximum, que l’on trouve très facilement. La plupart sont bon marché, d’autres sont plus pour des repas de fête.

Les ingrédients sont en photo avant une recette simple, comme dans le livre de Dorian Nieto.

Les photos sont très jolies, sans chichis, accessibles et ne vont pas vous faire dire «Je n’y arriverais jamais ».

A nous le bouillon repas poulet et courgettes, l’épaule d’agneau confite au four, le porc au caramel, les travers de porc sauce BBQ, les pommes de terre au confit de canard, le gratin de courgettes au haddock ou le poulet rôti au paprika. Egalement quelques recettes de desserts classiques aux fruits.

Contenus libres de droits. PDF à télécharger : LaRentréeDesLivresDeCuisine_PWeeks_OCPop

Pascale WeeksPar Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

Cuisine populaire et cuisine de voyage

Cuisine populaire et cuisine de voyage: j’emporte quoi à manger quand je voyage ?

CuisineVoyageJ’ai des souvenirs de voyages à l’époque où les voitures n’avaient pas la clim et où le réseau autoroutier n’était pas encore aussi dense. Ils duraient des heures et nous nous arrêtions souvent.

Ma mère prenait le temps, en plus de la préparation des bagages, de remplir un sac de victuailles telles que des œufs durs, des sandwichs, des fruits, etc.

 

Aujourd’hui, l’offre dans les gares et les stations d’essence sur les autoroutes est de plus en plus sexy, parfois qualitative mais aussi de plus en plus onéreuse. Quand vous voyagez à 4 et que vous n’avez pas pris la précaution d’emporter la moindre bouteille d’eau, cela peut facilement vous coûter plus de 10 euros par personne pour un repas beaucoup trop frugal.

Du coup, n’hésitez pas à faire des paniers repas pour nos voyages en voiture ou en train.  Je n’ai pas encore osé faire de même pour l’avion, je crois que c’est un peu plus compliqué. Quel dommage d’ailleurs.

 

J’emporte quoi à manger quand je voyage ?

 

Coté boisson

On privilégie les bouteilles d’eau, c’est moins salissant que les boissons sucrées qui vont en plus vous donner soif et risquent de salir votre voiture et vos vêtements.

Les bouteilles thermos reviennent à la mode et ont pris un sacré coup de jeune. Quel plaisir de pouvoir boire un bon café quand on est parti à l’aurore de la maison. Cela donne un coté très vintage aux voyages, non ?

 

Les en-cas

Si vos enfants sont jeunes ou qu’il fait chaud, le secret est d’éviter tous les biscuits au chocolat, ceux qui sont gras, collants ou qui font des miettes. Rien de pire que de salir sa voiture ou les sièges du train, ce n’est pas sympa pour ceux qui arrivent après, ni pour ceux qui nettoient.

On opte plutôt pour des biscuits ou des gâteaux maison comme un quatre quart, des madeleines ou des sablés ou les grands classiques du commerce, comme le petit beurre. Certaines marques en font de délicieux, c’est le moment de faire découvrir à vos enfants les trésors du patrimoine de la gastronomie française.

Les fruits, c’est très bien aussi. On évite tout de même la banane qui s’abime toujours dans les sacs et qui dégage une odeur trop forte. Le mieux reste la bonne vieille pomme ou les abricots. Si vous prenez des pêches ou des nectarines, l’idéal est quand même de les couper avant de partir, je ne connais personne capable de manger une pêche proprement en voiture.

Pensez aux fruits secs comme les amandes ou les noisettes ou les fruits séchés comme les figues ou les abricots, ils sont parfaits pour combler un petit creux et ils ne sont pas salissants.

 

Le plat

Le sandwich reste une évidence mais tout le monde ne les apprécie pas. Il est tout à fait possible d’emporter un plat en voiture ou dans le train. Misez sur des choses faciles à manger avec une simple fourchette ou une cuillère.

Partez sur une base de céréales, comme des pâtes, du riz, du blé, etc., ajoutez des légumes grillés ou des crudités (dés de tomates et/ou dés de concombre) et des protéines, comme du poulet coupé en dés, du poisson fumé ou du jambon.

Pour que le plat soit agréable à manger froid, traitez-le comme une salade en y ajoutant une vinaigrette légère quand les céréales sont encore chaudes.

Ajoutez éventuellement des dés de fromage pour un plat encore plus copieux.

Si vous ne mangez pas de viande, optez pour un mélange de céréales et de légumineuses (pois chiches, lentilles, etc.) pour faire le plein de protéines.

Pour le dessert, on suit les mêmes règles que pour les en-cas.

 

Les petits plus

Des serviettes en papier, du produit pour se désinfecter les mains et des sacs qui peuvent faire office de poubelle.

Je vous souhaite un bel été et de beaux voyages gourmands !

Contenus libres de droits. PDF à télécharger : CuisinePop&Voyage_PWeeks_OCPop

Pascale WeeksPar Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

 

La cuisine populaire vue par Christophe Duhamel

 

C.DuhamelChristophe Duhamel a cofondé et dirige aujourd’hui le site Marmiton.org. Il commence sa carrière en tant que développeur de sites web et devient consultant Internet. Passionné de cuisine, Christophe Duhamel co-fonde en 1999 avec ses amis Anne-Laure Vincent, Olivier Aboilard et Jean-Bernard Vérot, le site culinaire Marmiton.org puis la société Marmiton. Depuis 2008, il est également directeur marketing de auFeminin.com

1. Qu’évoquent pour vous les mots «cuisine populaire» et qu’est-ce que la cuisine populaire pour vous?

La cuisine de monsieur et madame tout le monde, celle qui se transmet au sein des familles depuis des générations. Celle de ma grand-mère, qui était une cuisinière hors-pair et qui savait faire de plats simples et classiques des choses absolument sublimes

2. Que proposez-vous, comme images, comme souvenirs, comme goûts pour évoquer la cuisine populaire, votre cuisine populaire?

Le sifflement des pommes de terre sautées qui « fusent » dans la poêle, l’odeur du rôti de veau aux petits oignons qui remplit toute la maison.

3. En quoi est-il compliqué d’évoquer ou de partager un goût que l’on pense propre à son expérience personnelle?

En plus du contexte affectif, tous les sens sont liés à une expérience de dégustation : on peut essayer de retranscrire l’ambiance, l’odeur, la texture, le visuel, le goût… Mais souvent c’est difficile. D’autant que les termes utilisés ont toujours une nuance subjective propre à chaque individu, le tout est donc forcément assez loin de l’expérience qu’on a vécue (elle-même déformée par le temps).

4. Pour vous, cette cuisine populaire est-elle intime ou est-elle une ouverture au monde, à la curiosité?

Comme tout ce qui émerveille les sens, la (bonne) cuisine populaire peut élargir notre vision et nous donner envie d’une part de cuisiner plus, d’autre part d’acquérir le savoir correspondant, mais elle nous rattache aussi à nos racines, familiales, régionales… Or ce rattachement à nos racines est indispensable pour mieux aborder les autres cultures en toute confiance. En ce sens, elle participe à nous donner envie de découvrir le reste du monde.

 5. Selon vous, en quoi la cuisine populaire peut-elle présenter un enjeu social, culturel, politique ou agricole?

C’est un enjeu social car cuisiner est un moyen de renforcer le tissu relationnel en fortifiant les moments de partage en famille, mais aussi avec ses amis, ses voisins.

Les enjeux culturels sont d’une part la transmission d’un savoir-faire familial, d’autre part l’intégration des autres cultures, via les apports des immigrés ou ceux des voyages et des rencontres, dans le but d’enrichir notre culture et de la faire évoluer.

Enfin, c’est un enjeu politique et agricole car nous devrons à un moment ou à un autre revenir aux produits et aux méthodes de production qui sont propres à nos terroirs… et aux recettes qui les accompagnent depuis des centaines d’années !

 6. Comment pourrions-nous remettre la cuisine populaire de tous les jours au centre des préoccupations alimentaires d’aujourd’hui, avez-vous des idées pour mettre en avant la cuisine populaire?

  • Réapprendre aux gens à cuisiner les produits de leur région, et ceci dès l’école !
  • Distribuer le plus largement possible les recettes et savoir-faire liés aux produits locaux.
  • Permettre une découverte des produits locaux et recettes locales à travers des événements (ateliers ou dégustations).

7. Racontez-nous un plat, un repas, une fête, qui selon vous, représente cette cuisine populaire

Plus qu’un plat ou qu’une fête, le repas du midi en été pendant les vacances chez mes grands-parents, où nous allions cueillir le cerfeuil pour la salade de tomates.

Côté fêtes, je pense à Pâques et au gigot d’agneau : chaque famille a sa recette, sa méthode, et à chaque fois j’apprends des choses, de nouvelles astuces.

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C.DuhamelChristophe Duhamel interviewé par Eric Roux.

Le site Marmiton.org existe depuis 16 ans. A ses débuts, agrégateur de recettes de particuliers, il s’est enrichi aujourd’hui de nombreuses rubriques, de services et de contenus. Chaque jour, c’est environ un million de personnes qui viennent visiter marmiton.org avec des pointes, comme pendant la période de Noël à un million six cent mille connexions. Ces utilisateurs à 85% vivant en France sont aussi des belges et des suisses francophones, des maghrébins, des africains, sans oublier les français expatriés.

Nous avons demandé à Christophe Duhamel, créateur de marmiton.org, si son site avait pour vocation à être formateur et à transmettre la cuisine populaire.

OCPop : Lors de la création de marmiton, avez-vous espérez tisser le lien d’une transmission culinaire rompue?

Christophe Duhamel : «L’idée de marmiton au départ était de permettre aux personnes qui n’ont pas eu la chance d’apprendre à cuisiner avec leurs parents ou leur grands-parents, de retisser le fil de la transmission culinaire.

On a fait le constat que de nombreuses familles ne cuisinaient pas ou plus, notamment à cause de parents accaparés par leur travail. Si vous saviez le nombre de personnes qui ne savent pas cuire un œuf ou même se faire un plat de pâtes !»

OCPop : Pourquoi les gens viennent-ils sur Marmiton? 

C. D : « Au début, on se connectait à marmiton.org principalement pour chercher des recettes. Peu à peu, nos utilisateurs sont venus pour avoir des contacts via notre forum, engager des conversations sur la cuisine et parfois même organiser des rencontres entre passionnés de cuisine. Puis, la plateforme s’est enrichie. Au-delà des recettes, ce sont des astuces, des méthodes à partager, des variantes personnelles que les internautes sont venus chercher. Cette émulation a permis de créer une plateforme de pratiques culinaires qui s’est enrichi des commentaires des uns et des autres. »

« Nos lecteurs recherchent avant tout de nouvelles idées pour renouveler la cuisine du quotidien même s’ils viennent aussi de temps en temps chercher de quoi réaliser des repas d’exception.

La recette la plus demandée, par exemple début janvier, c’est la galette des rois. Pour les desserts, ce sont évidemment les gâteaux au chocolat et ensuite les tiramisus. Concernant les plats salés, c’est la blanquette qui arrive en tête, suivie par les recettes de filets mignons et les lasagnes. Globalement nous avons plus de recettes sucrées que de recettes salées. »

« Ce qui est intéressant, ce sont les manières de faire, les usages, les goûts et les pratiques qui sont extrêmement variés suivant le profil social et culturel des personnes qui les déposent. C’est d’ailleurs la marque de fabrique de marmiton.org : mettre à disposition des recettes réalisées par des gens normaux, pour des gens normaux. C’est pourquoi nous pouvons dire que marmiton offre un témoignage concret et réel de la cuisine quotidienne des Français.

La cuisine métissée est par exemple très présente, particulièrement les plats venus d’Afrique et du Maghreb. »

OCPop : Existe-t-il des utilisateurs types de marmiton? 

C. D : « Il existe deux profils types d’utilisateurs de marmiton, qu’il s’agisse des utilisateurs ou des passeurs :

  • Un public plutôt féminin et « foodista », entre 20 et 30 ans, qui réalise ses propres créations répondant à l’air du temps.
  • Un public entre 40 et 60 ans, davantage ancré dans le partage de recettes familiales.

Ces deux publics et ces types de recherches sont pour nous très représentatifs de la cuisine populaire aujourd’hui. Nous n’avons pas voulu intégrer de recettes de chefs car ce qui nous intéresse depuis la création du site, c’est la cuisine pensée et réalisée par des non-professionnels. »

« En fait marmiton c’est un peu la Francoise Bernard des temps modernes, à ceci près, que notre cuisine est plus diversifiée. Nous recevons parfois des recettes en alexandrins ou des romans-photos culinaires. Nous sommes un peu le dépositaire de la cuisine populaire d’aujourd’hui, une sorte de banque où les cuisiniers amateurs rangent chacun leurs petits fragments de cuisine quotidienne. »

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Cuisine & réseaux sociaux

 

Par Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale

 

 

 

Avant, quand on ne savait pas cuisiner, que l’on cherchait une idée ou que l’on avait besoin d’un conseil, il y avait nos mères, nos grands-mères, les livres de cuisine ou nos copines qui pouvaient nous aider.

Ça, c’était avant …

Photo_Cuisine&RéseauxSociauxC’est en 99, quand nous avons eu l’ADSL à la maison que j’ai commencé à me servir d’internet pour trouver des idées de recettes sur les sites de cuisine et leurs forums.

Le partage de la cuisine sur Internet a débuté avec les forums de cuisine liés aux grands sites, comme Marmiton créé en 1999 et Supertoinette en 2001. Il suffisait de poser une question comme « Vous faites quoi à manger ce soir ? », « Que faire avec ma botte de poireaux ? », « Où trouver du sucre perlé pour faire mes chouquettes ? » pour avoir une réponse dans le quart d’heure qui suit. Ces forums ont d’ailleurs créé de vraies communautés encore actives aujourd’hui.

Et puis sont arrivés les blogs, à partir de 2004 en France, formidable outil de partage de la cuisine populaire.

Aujourd’hui, les sites, les forums et les blogs ne sont plus seuls sur le terrain. En 2013, il est difficile de parler de cuisine sur Internet sans prendre en compte les réseaux sociaux, de plus en plus nombreux.

Les plus gros réseaux sociaux qui traitent aujourd’hui de cuisine sont Twitter, Facebook, Instagram, FoodReporter et Pinterest, le dernier né qui est en passe de devenir la star des réseaux sociaux.

Comment ça marche ?

Facebook

Sur son profil personnel, on partage des liens et des photos vers des recettes, les siennes si l’on a un blog de cuisine ou celles des autres trouvées au hasard de nos pérégrinations. On peut aussi partager des adresses de restaurants, de boutiques, etc. Le partage s’accompagne le plus souvent d’une photo et d’un avis personnel.

Les marques, les sites ou les blogs de cuisine ont aussi leur page Facebook sur lesquelles on trouve des liens vers des recettes. Il suffit de « liker » une page pour accéder à son contenu et pouvoir ensuite le partager avec ses amis sur Facebook. C’est amusant de voir que les idées, grâce à Facebook, circulent de plus en plus rapidement. Elles engendrent parfois des modes furtives, comme les Zebra Cakes (sorte de cake marbré à l’anglo-saxonne), les pains ou les brioches à effeuiller, etc. qui sans les réseaux sociaux auraient mis beaucoup de temps à traverser la Manche ou l’Atlantique.

Twitter

140 caractères pour partager des informations dans son domaine de compétence ou de prédilection avec ceux qui vous suivent (les followers). Pour les passionnés de cuisine qui suivent d’autres passionnés, il suffit de lire son fil d’actualité (timeline) pour y découvrir des liens vers des recettes, un avis sur un restaurant, un produit tout juste découvert, les discussions en temps réel lors du passage d’une émission culinaire, etc.

C’est un formidable outil pour suivre les saisons, découvrir de nouvelles cuisines, des tendances, les nouvelles ouvertures de restaurants, de boutiques ou de bars et les nouveautés en livres de cuisine et magazines.

Instagram

Avec ce réseau social, on partage des photos ou des vidéos avec un texte court. Il se positionne sur l’instantané et le partage sur le vif. Instagram n’était d’ailleurs disponible que sur les smartphones jusqu’en 2012. Dans le domaine culinaire, on va y partager ce que l’on est en train de cuisiner, de manger à la maison ou au restaurant. Seules les personnes abonnées à votre profil peuvent voir ce que vous partagez.

Food Reporter

Il s’agit d’un réseau social qui permet de partager les photos de ce que vous mangez à la maison et au restaurant. Vous avez la possibilité de suivre des utilisateurs et d’être suivi. Ceux qui vous suivent peuvent ajouter des « miam » à vos photos ainsi que des commentaires. Disponible au départ uniquement sur les Smartphones, il existe aujourd’hui un site FoodReporter.

Pinterest

C’est le dernier né puisqu’il est arrivé uniquement en 2010.

Il est le plus axé sur le visuel. Chaque utilisateur, en surfant sur internet peut épingler (Pin) une image d’un site, soit avec un bouton (Pin it) à intégrer à son navigateur ou intégré directement sur les sites et les blogs ou bien directement depuis Pinterest grâce au bouton Add.

Les images sont épinglées dans des tableaux thématiques créés par chaque utilisateur. Chaque image peut avoir une légende et quand on clique sur le bouton « website », on arrive sur la recette ou sur l’article sur un site ou sur un blog.

Dans le domaine culinaire, c’est un peu l’équivalent du classeur à intercalaires dans lequel on mettait les recettes déchirées au fil du temps dans un magazine.

Les tableaux de Pinterest sont souvent très beaux car on ne voit que des photos plutôt qualitatives.

A mon sens, c’est certainement le réseau social qui est le plus inspirant en cuisine et qui fait voyager les nouvelles idées à la vitesse de l’éclair.

Et vous, utilisez-vous les réseaux sociaux pour partager votre cuisine ?

 

La cuisine des vacances

Pascale WeeksPar Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale

 

 

 

Nous l’avons attendu avec un brin d’impatience, l’été est là et avec lui les vacances.

Que nous partions ou non, la cuisine des vacances est le plus souvent synonyme de rupture par rapport à notre routine quotidienne et c’est cela qui est bien agréable à mon sens.

Je trouve toujours suspect, voire un peu triste les personnes qui recréent sur leur lieu de vacances leur univers quotidien à l’identique, y compris dans leur manière de faire les  courses et de cuisiner. J’ai connu une amie qui passait des heures à déménager le contenu de ses placards de cuisine pour finalement cuisiner « local » et transporter dans l’autre sens tout ce qu’elle avait apporté à l’aller.

La vraie cuisine des vacances pour moi est une cuisine plus simple, plus décontractée car déconnectée de nos contraintes habituelles. C’est certainement la cuisine qui ressemble le plus à ceux qui la préparent.

La cuisine des vacances est spontanée.

Exit les listes de menus et les placards bien remplis de nos produits habituels. C’est tellement plus agréable de se laisser guider par ses envies du moment en achetant au jour le jour. C’est d’ailleurs un des secrets pour ne rien gâcher. C’est durant les vacances que je prends plaisir à acheter les fruits et les légumes en petites quantités, pour les manger au meilleur de leur maturité et établir In Petto le palmarès des fruits et des légumes frais de la région.

La cuisine des vacances est découverte.

Flâner sur les marchés locaux ou aller à la rencontre des producteurs, c’est un moyen de découvrir une région par ses trésors gastronomiques. C’est aussi la meilleure astuce pour consommer des produits locaux de manière naturelle et pratique. Dès que l’on s’éloigne de chez soi, on devient plus curieux, tout semble plus exotique, simplement parce que l’on prend le temps de regarder, d’écouter et de toucher, plutôt que de foncer vers ses marchands habituels.

La cuisine des vacances est simple.

A moins d’avoir une âme de nomade en transportant sa cuisine, en vacances, nous avons souvent moins de choses pour cuisiner et cela nous oblige à faire simple.  Ce n’est pas désagréable et c’est un bon moyen de se recentrer sur les produits et sur le goût. Je garde un souvenir ému d’une simple salade de tomates anciennes cultivées en plein champs dans le Lot que nous avions accompagnée de petits oignons nouveaux, d’herbes du jardin, d’une très bonne huile d’olive, d’un pain au levain et de fromages de Rocamadour achetés directement à la ferme.

La cuisine des vacances est partage.

Si durant l’année, nous cuisinons en majorité seule ou seul, en vacances, c’est différent car on retrouve ou on découvre le plaisir de faire des courses à deux, voire en groupe, de partager ses idées, ce qui permet de sortir de ses classiques et de préparer ensemble un repas. Tout cela est très enrichissant et laisse de merveilleux souvenirs.

La cuisine des vacances est plaisir et équilibre 

C’est drôle de remarquer qu’en vacances, on prend le temps de se faire plaisir en cuisinant et qu’au bout du compte, on se laisse guider naturellement par des choses qui nous font du bien. C’est comme si, libérés de toute contrainte, notre cuisine devenait naturellement équilibrée.

Comme tous les ans, on se promet de cuisiner sur ce rythme pendant toute l’année. Certains y arrivent et d’autres reprennent leurs bonnes vieilles habitudes, jusqu’à l’été prochain.

Par Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

 

 

 

La cuisine populaire vue par Pascale Weeks

 

Pascale Weeks est une férue du fait maison  et adore pouvoir dire « c’est moi qui l’ai fait ! ». C’est une pionnière de la blogosphère culinaire française et elle anime un blog qui rencontre un large écho sur le net.

 

1/ Qu’évoquent pour vous les mots cuisine populaire et qu’est-ce que pour vous, la cuisine populaire ?

C’est la cuisine de tous les jours, celle que l’on fait pour nourrir sa famille tout en se faisant plaisir. C’est la cuisine spontanée, celle vers quoi l’on se tourne naturellement, quelle que soit sa classe sociale, son budget ou le temps dont on dispose. C’est aussi la cuisine que l’on prépare pour retrouver ses souvenirs d’enfance avec les plats de ses parents ou de ses grands-parents. La cuisine populaire est pour moi synonyme de tradition, de plaisir et de transmission.

2/ Que proposez-vous, comme images, comme souvenirs, comme goûts pour évoquer la cuisine populaire, votre cuisine populaire ?

Ma cuisine populaire, c’est un melting pot entre mes racines lorraines et alsaciennes, l’influence de mon mari britannique, ma curiosité envers les nouvelles choses que je découvre grâce aux chefs, aux blogueurs et aux livres de cuisine. Un jour, c’est une quiche lorraine qui sera posée sur ma table, le lendemain un curry d’agneau à l’indienne et pour le goûter, des scones tièdes ou des crêpes comme celles de ma mère. La semaine suivante, ce sera un plat coréen, à moins que je ne préfère me lancer dans un entremets au chocolat, inspiré de ceux des grands pâtissiers.

3/ Racontez-nous un plat, un repas, une fête, qui selon vous, représente cette cuisine populaire.

Je garde en mémoire le repas du dimanche préparé par mes parents. La salade d’endives aux noix de mon père, suivie de son poulet rôti et de sa purée de pommes de terre. Ma mère s’occupait du dessert avec une mousse au chocolat, des œufs à la neige ou une tarte aux fruits à l’alsacienne.

4/ En quoi est-il compliqué d’évoquer ou de partager un goût que l’on pense propre à son expérience personnelle ?

Je ne pense pas que cela soit compliqué, pas plus que de partager ses lectures ou ses loisirs avec les personnes qui nous entourent, à moins de ne pas être fier de son éducation et de ses racines. Dans une famille, il est normal et naturel de partager avec les autres les expériences culinaires liées à son éducation. C’est même assez enrichissant quand les deux membres d’un couple le font, cela va enrichir la cuisine populaire. Je pense que c’est peut-être quand on a soi-même des enfants que l’on se lance de manière très naturelle dans les plats de son enfance. Je me souviens d’avoir appelé mon père afin qu’il m’explique comment faire sa purée car je voulais la refaire pour ma fille quand elle avait 18 mois.

5/ Pour vous, cette cuisine populaire est-elle intime ou est-elle une ouverture au monde, à la curiosité ?

Elle est dans un premier temps intime puisqu’elle puise dans sa propre éducation et dans ses souvenirs. Elle peut aussi s’ouvrir vers le monde extérieur grâce aux rencontres que l’on fait et qui permettent de partager et de faire découvrir sa propre cuisine populaire, tout en découvrant la cuisine populaire des autres. Avec le temps, plus on a rencontré de gens et plus on a voyagé, plus notre cuisine populaire va s’enrichir. Mon répertoire culinaire est plus épais que celui de mes parents mais celui de mes enfants sera encore différent et certainement plus riche.

6/ Selon vous, en quoi la cuisine populaire peut-elle présenter un enjeu social, culturel, politique ou agricole?

J’avoue avoir un peu de mal à prendre du recul. Observer les cuisines populaires à un moment T pourrait simplement montrer les préoccupations de toute une population en terme de budget, de souci de bien se nourrir, de faire plus attention à la planète, etc.

7/ Comment pourrions-nous remettre la cuisine populaire de tous les jours au centre des préoccupations alimentaires d’aujourd’hui, avez-vous des idées pour mettre en avant la cuisine populaire ?

La cuisine des chefs dans leurs restaurants est magnifique et fait rêver mais il y a aussi des trésors insoupçonnés dans les cuisines du quotidien. Certaines femmes ou certains hommes ne se rendent certainement pas compte de la qualité de leur cuisine et du plaisir qu’elle procure. D’ailleurs, quand les chefs sont interrogés, il n’est pas rare qu’ils citent la cuisine de leur mère et de leur grand-mère avant de citer la cuisine d’un de leur pair. Il y a beaucoup de modestie dans cette cuisine populaire. Il faudrait aller à la rencontre de ces personnes qui cuisinent si modestement et la montrer au reste du monde. Il serait bon aussi de rappeler que cette cuisine populaire est dans une certaine mesure garante d’une cuisine bonne pour la santé car elle est en majorité du fait maison.

Pascale Weeks

Pascale WeeksPascale est une férue du fait maison  et adore pouvoir dire « c’est moi qui l’ai fait ! ». C’est une pionnière de la blogosphère culinaire française. Elle anime un blog qui rencontre un large écho sur le net (C’est moi qui l’ai fait!) et est rédactrice en chef de 750g.