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Festival des Cuisines Pop’ulaires

Affiche Festival VDLesieur a soutenu le Festival des Cuisines Pop’ulaires qui s’est tenu à Asnières-sur-Seine, Place Freycinet dans les Hauts-de-Seine (92600). Les 13, 14 et 15 mai 2016. 

« Vous avez une recette de cuisine dont vous êtes très fiers ? Venez la partager pendant le Festival des Cuisines Populaires ! Inscrivez-vous sur www.festivalcuisinepop.fr »

C’est par cette annonce diffusée sur plusieurs circuits de la ville d’Asnières que les asniérois ont été invités à participer à cette première édition d’un Festival réalisé en partenariat avec la ville, l’APES (association de développement social et urbain du pôle immobilier d’Astria) et l’entreprise Lesieur, dont le siège social est justement à Asnières et qui par cette action illustre une fois de plus son intérêt pour la transmission des pratiques culinaires et la promotion de la cuisine de tous les jours.

Valoriser la cuisine de tous les jours et créer du lien social  

Le Festival des Cuisines Pop’ulaires a pour vocation de récompenser la cuisine de tous les jours ; la cuisine dont on est fier, car préparée pour sa famille, partagée entre amis.

Le Festival des Cuisines Pop’ulaires veut mettre à l’honneur les recettes choisies par les participants, une initiative concrète qui doit s’inscrire dans la durée en espérant que cette édition soit la première d’une longue série.

festival cuisines populaires asnières 022Au-delà de la valorisation des femmes dans les foyers et de la transmission des compétences, au-delà de la création d’un moment festif autour du quotidien, ce Festival crée du lien social et valorise une action locale dans un quartier populaire d’Asnières. En outre, il souligne la complémentarité interculturelle et intergénérationnelle de la cuisine populaire et met en avant la créolisation de la cuisine française.

Un mouvement citoyen

L’initiative vient de l’association Bleu Blanc Zèbre, présidée par l’asniérois Guillaume Villemot et fondée par l’écrivain-cinéaste Alexandre Jardin. Elle se veut un mouvement citoyen privilégiant les actions autour des thématiques de l’éducation, de l’accès à l’emploi, en sollicitant différents partenaires, élus, associations, entreprises et citoyens pour « revitaliser » ensemble nos quartiers par des agissements de terrain.

Modalités de participation des Asniérois

La seule condition pour participer était de s’inscrire en binôme : un adulte et un enfant.

Inscriptions à déposer soit à la Médiathèque Alexandre Jardin, 107 rue Emile Zola à Asnières soit sur le site internet dédié : www.festivalcuisinepop.com

 

Un festival haut en couleur du 13 au 15 mai

festival cuisines populaires asnières 074Enfin, convivialité oblige….les participants ont pu partager leurs recettes avec les Asniérois lors du week-end du 13 au 15 mai 2016 et échanger astuces et savoir-faire avec les chefs présents. Les commerçants d’Asnières étaient également invités à mettre en avant le Festival des Cuisines Populaires en aidant les participants dans la réalisation de leur recette. Un vrai moment de gourmandise, de joie et de générosité. De 11h30 à 14h : les participants emmenaient leurs plats, le chef Lesieur et les autres participants les goûtaient.

 

Des animations dans une cuisine mobile Lesieur pour fédérer  

IMG_0724LESIEUR avait installé une cuisine mobile avec à son bord le Chef Damien qui, de 14h à 16 h, effectuait des petites bouchées originales et les offrait au public. Et pour finir, le chef proposait chaque après-midi des cours de cuisine à des enfants enthousiastes, ravis de préparer des pâtisseries, et aussi, et surtout de les déguster !

 

Un livre de recettes pour mieux transmettre ces recettes et savoir-faire

En participant à cet évènement, les asniérois verront leurs recettes publiées dans le livre qui sera édité à l’issue du Festival des Cuisines Pop’ulaires. Livre disponible dès la fin de cette première édition.

Nous souhaitons longue vie à ce Festival !

Par Diane Galland. Mieux connaître Diane.

Tous nos contenus sont libres de droits. Téléchargez le PDF : FestivalDesCuisinesPopulaires_DGalland_OCPop

Diversité de définition pour les Cuisines Populaires

Depuis 5 ans, cuisiniers, philosophes, médecins, journalistes, nous racontent leur manière de voir la cuisine populaire. Chacun a sa vision, mais tous parlent de cette cuisine du quotidien, tellement commune que parfois invisible, mais nourrie de plaisir et de nécessité.

Alain Ducasse

« Dans « cuisine populaire », j’entends les deux sens du mot « populaire » : à la fois cuisine du peuple et cuisine qui plait au plus grand nombre. »

Atanase Perifan

« Quand on parle cuisine populaire, on a tendance à penser à la cuisine de tous les jours celle qui a bon goût car elle bonne à savourer. »

« Elle est liée à la quotidienneté, faite de plaisir et de souffrance. »

François Simon

« La cuisine populaire c’est une cuisine spontanée, vivante, accessible, simple dans ses saveurs, abordable dans ses prix. »

Yves Camdeborde

« La cuisine populaire évoque la cuisine de tous les jours, une cuisine de gens qui ont faim, des gens qui ont besoin de se nourrir pour travailler physiquement ou intellectuellement. »

« Le plus simple de la cuisine populaire : Un rosbif, son jus et une purée, pour finir, une crème caramel ou une mousse au chocolat. »

Sébastien Demorand

« La cuisine populaire, d’ou qu’on soit, c’est une mémoire commune de la table. Ce que nous avons tous en nous c’est le souvenir d’un repas, la trace de la famille. »

Marcel Rufo

« La cuisine populaire est une cuisine qui est proche du marché, celle des primeurs. »

Ali Benmakhlouf

« La cutine populaire c’est une cuisine qui d’abord ne coûte pas cher, mais cela ne veut pas dire que c’est une cuisine du peu ou qu’elle n’est pas une cuisine riche. Au contraire. »

Sylvie Amar

« La cuisine populaire ce sont des mots évocateurs : Famille, maison, Grand-mère, la rue, les marchés. »

Michel Portos

« La cuisine populaire ce serait la cuisine comme on a l’habitude de manger à la maison, familiale, sans chichi, cuisinée, préparée, et pas empilée comme un château de cartes. »

Patrick Jeffroy

« La cuisine populaire c’est le potager, le verger, le clapier, le poulailler que j’ai eus dans ma petite enfance. Des millions de Français vivaient au bon vouloir de ces jardins. »

« Les marchés d’aujourd’hui ainsi que les villes et villages sont également détenteurs de la cuisine populaire. »

Daniel Nairaud

« C’est la cuisine du peuple, celle des gens ordinaires. Je l’aime pour ça ! »

Bernard Guy-Grand

« Cela peut être la cuisine familiale, la cantine, et le bistrot ouvrier, mais c’est avant tout un lien avec l’Histoire. »

Christophe Duhamel

« La cuisine de monsieur et madame tout le monde, celle qui se transmet au sein des familles depuis des générations. »

Gilles Fumey

« La cuisine populaire c’est, dans la rue ou sur les marchés, une invitation à une cuisine simple, facile d’accès et généreuse. »

« La cuisine populaire est une cuisine sans prétention, conçue comme une forme de communion avec ceux qui aiment la vie parce qu’ils aiment manger. Tout simplement. »

Thierry Marx

« Cela évoque pour moi une cuisine à mi-chemin entre la cuisine rurale et la haute gastronomie. C’est une cuisine initiatrice et capable d’associer toutes les extractions sociales. »

Bernard Plageoles

« Pour moi la cuisine populaire évoque des goûts d’enfance mais également les périodes des grands repas liés aux travaux agricoles. »

Sonia Ezgulian

« « Cuisine populaire » évoque un moment de partage, un plat, des recettes qui ont fait leur preuve, des plats simples mais aussi des plats plus sophistiqués qui requiert du temps, des tours de mains qu’on apprend, des moments qu’on chérit comme des trésors. »

Fred Chesneau

« J’ai tout de suite des mots qui me viennent en tête pour évoquer la cuisine populaire : quotidienne, familiale, transmission, générosité dans la mesure où nous ne sommes pas avare de temps et d’énergie. »

Sophie Brissaud

« La cuisine populaire est celle qui transcende les classes, donc accessible à tous. Son prix — prix de revient, prix de vente — doit toujours être raisonnable. »

« La cuisine populaire mobilise les notions de mémoire, d’humanité, d’ouverture, de lien familial, de fraternité, de solidarité, de générosité, de simplicité, de gourmandise. »

Georgiana Viou

« La cuisine populaire est une cuisine conviviale et faite pour le partage. Je pense tout de suite à mon pays, le Benin : la cuisine de rue et de famille à la maison. »

« La cuisine de rue et de la famille à la maison est populaire, sans chichi mais le goût est présent et elle est dégustée par un grand nombre de personnes. »

Eric Roux

« La cuisine populaire est pluriel, ce sont les cuisines de la nécessité quotidienne, faites de plaisir qui nous permettent d’imaginer le monde. »

Diane Galland

« C’est la cuisine qu’on aime partager spontanément, naturellement, avec des personnes dont on se sent proche, la cuisine qui nous rassemble, nous relie. »

Eric Reithler

« Elle est humble, sans âge et sans frontières, elle traduit la profondeur d’âme de ceux qui l’offrent, avec cet inégalable esprit de partage et de générosité. »

Patrick Serog

« C’est la cuisine de tous les jours et celle que la majorité de la population des villes et des campagnes pratique. Pour moi la cuisine populaire est celle des plats traditionnels et de mon enfance. »

Pascale Weeks

« C’est la cuisine de tous les jours, celle que l’on fait pour nourrir sa famille tout en se faisant plaisir. »

« C’est la cuisine spontanée, celle vers quoi l’on se tourne naturellement, quelle que soit sa classe sociale, son budget ou le temps dont on dispose. »

Guillaume Bapst

« Pour moi, la cuisine populaire évoque la notion d’une cuisine accessible pour tous aussi bien dans son élaboration que dans sa consommation. C’est pour moi le contraire d’une cuisine sophistiquée. »

Tous nos contenus sont libres de droits. PDF à télécharger : CuisinePopVuePar_Verbatims_OCPop

Hamburger, un plat populaire à l’échelle planétaire

hamburger 2Anduze, Porte des Cévennes, septembre 2015.

Face à l’église, petits restaurants locaux revendiquent une cuisine maison … et cévenole, bien sûr, agneau, oignons doux, châtaignes, pélardons… Au milieu de ces petites auberges gardoises, un poster attire mon attention : le cabanon d’Anduze, a priori, une cuisine d’ici….et bien, non ! A l’affiche  « gourmet burgers re-visités » . 4 recettes différentes, New York, Texas, Floride, Californie …le hamburger est vraiment partout ! Mais finalement, que savons-nous de lui? Qui est-il ? D’où vient-il ? Petite investigation – à partager sur notre site OCPop.

De la viande hachée des cavaliers Mongols au 12ème siècle, aux hamburgers de célèbres enseignes de fast-food du 21ème siècle, ou à la table de palaces parisiens , en passant par le port de Hambourg et de New-York , itinéraire d’un plat populaire d’immigré, devenu symbole d’une alimentation internationale.

Des Mongols à Hambourg …

On retrouve la trace de la viande hachée dont s’alimentent des cavaliers mongols d’une seule main, pendant qu’ils voyagent au 12ème siècle, premier plat nomade ? Ce n’était pas encore de la street-food, mais du horse-riding food!

Un peu plus tard, la viande hachée est adoptée par les Russes sous le nom de « Steak Tartare »  en référence aux Mongols, la viande est alors agrémentée d’oignons et d’œufs crus, elle se répand en Europe. A la fin du 18éme siècle, cette viande est très populaire à Hambourg et notamment sur le port.

De Hambourg à l’Amérique …

imagesS8KJM4Q1Et c’est de ce fameux port justement, qu’au 19ème siècle de nombreux Allemands s’embarquent pour l’Amérique.  A bord des bateaux on sert une viande de bœuf salée, parfois fumée, pour mieux la conserver, avec des oignons et de chapelure.  Le steak de Hambourg arrive donc à New-York, les immigrants juifs continuent de le préparer de cette façon et la recette,  peu onéreuse se propage dans les foyers, même modestes.

Il ne manque plus qu’à le servir entre deux petits pains pour qu’il devienne le hamburger que nous connaissons aujourd’hui !

Naissance du hamburger

infographie-burger-viewer-672x372En 1885, Charlie Nagreen de l’Etat du Wisconsin, place des boulettes de viande de bœuf entre deux tranches de pain pour les vendre sur une  foire, cette même année, les frères  Menches vendent des sandwichs à la viande hachée au marché de Hamburg dans l’État de New-York. On trouve donc dès la fin du 19ème, un peu partout aux États-Unis, sur les foires, marchés ou dans des restaurants de la viande de bœuf hachée avec des oignons, grillée et servie en sandwich entre deux tranches de pain blanc assaisonnées avec de la moutarde et du ketchup .  On les appelle désormais des hamburgers, leur essor sera dû au développement des chaînes de fast-food.

Premières enseignes de hamburger…

Le premier restaurant dédié aux hamburgers sous leur forme moderne naît dans l’Etat du Kansas à l’initiative de deux hommes, Anderson et Ingram.

Walt Anderson, cuisinier, invente le « bun », un pain conçu pour tenir dans la main, qu’il grille dessus et dessous pour qu’il soit moins détrempé par le jus de la viande, ces hamburgers sont d’abord vendus dans une camionnette et ont beaucoup de succès, mais Anderson manque de moyens pour se développer …

Edgar Waldo Billy Ingram, agent immobilier croit en l’avenir du hamburger et décide  d’investir dans l’affaire d’Anderson ; les deux hommes ouvrent le premier restaurant de la future chaîne de fast-food White Castle en 1921. Ils proposent le hamburger à 5 cents et inventent la standardisation de l’élaboration, le service à la chaîne et déjà le drive in !

C’est de ce modèle que s’inspirent les futures enseignes de fast-food :

Citons notamment Wimpy’s née à Chicago en 1937 – dont le nom provient du nom du personnage de la bande dessinée Popeye, grand amateur de hamburgers. Cette chaîne, qui a fermé en 1978 a compté 1500 établissements, mais rappelons-nous surtout que c’est Wimpy’s qui a fait découvrir aux parisiens les hamburgers, en s’installant dans la capitale dès 1961 !

Les frères Mac Donald’s ont ouvert leur restaurant en 1937, à Pasadena,  Burger King a vu le jour  à Miami en Floride, en 1954…

Cap sur le monde !

Mais c’est surtout à l’enseigne McDonald’s que le hamburger doit son essor international.

Au départ, un petit self-service ouvert par deux frères Maurice et Richard à côté de leur salle de cinéma près de Pasadena, dans les années 50´ Ray Kroc, leur partenaire laitier  propose aux deux frères un contrat de franchise et lance une chaîne de restaurants à leur nom. Ce visionnaire, qui rachètera en 1955 l’entreprise consacrera toute sa vie à développer l’enseigne autour de concepts innovants pour l’époque : pas de vaisselle, service rapide, en flux continu, d’abord aux États-Unis, puis dès les années 70 à travers le monde, il arrive en France il y a plus de 35 ans, en 1979…

Hamburger 1Aujourd’hui, le hamburger se décline sur tous les continents, sous toutes ses formes, faits maison, achetés en grandes surfaces, à la carte des brasseries de quartier ou de chaînes, mais aussi de certains palaces. Dans notre cuisine française, ils ont trouvé leur place à côté de nos jambons beurre, steaks frites, que ce soit à Paris, Bordeaux, Lyon, Rennes, Marseille, dans chaque ville, et presque chaque village … et même à Anduze, aux pieds des Cévennes !

Un plat devenu populaire… à l’échelle planétaire !

Références:

http://www.club-sandwich.net/articles/l-histoire-du-hamburger-109.php#sth

Le Hamburger : une histoire sociale des Etats-Unis, par Josh Ozersky. Buchet Chastel, 2012.

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Back CameraPar Diane Galland. Mieux connaître Diane.