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Une sauce tomate quand ce n’est pas la saison des tomates

Sans titre1Et si on prenait exemple sur les Italiens pour notre cuisine du quotidien ?

Saviez-vous que les Italiens ne mangeront jamais leurs pâtes comme accompagnement et surtout toutes simples sans sauce ?  Certaines de leurs sauces sont sophistiquées avec une sauce à base de légumes, de fruits de mer, de charcuterie, etc. mais ils ont aussi une sauce tomate toute bête appelée « sugo » qui rend des pâtes de tous les jours juste divines.

Mais comment faire quand les tomates ne sont pas de saison ?

On évite de tricher avec les tomates que l’on trouve toute l’année dans les grandes surfaces mais aussi chez les primeurs et sur les marchés. Votre sauce tomate sera fade et pas très économique.

Si vous n’avez pas fait vos propres bocaux quand les tomates sont gorgées de soleil, faites comme les Italiens en utilisant de la « polpa ». Il s’agit tout simplement de chair de tomates en conserve ou en bocal.

Et oui, il n’y a rien de mal à utiliser des légumes en conserve ou en bocal. C’est un moyen ancestral de conserver les aliments et on ne saurait s’en passer.

Il se trouve qu’en Italie, mais aussi dans le sud de la France, quand c’est la saison des tomates et qu’elles poussent en plein champs, les producteurs guettent le moment où elles sont à pleine maturité pour les mettre en boîte ou en bocal juste quelques heures après la récolte. Les tomates sont triées, lavées puis concassées à température ambiante avec la peau et les graines. Elles sont ensuite mises en conserve et pasteurisées. Parmi tous les produits à base de tomates, c’est celui qui se rapproche le plus de la tomate fraîche.

Comment choisir sa « polpa » (concassée de tomates) ?

On regarde l’origine des tomates, histoire de vérifier qu’elles ne viennent pas de l’autre côté de la planète, et aussi la liste des ingrédients qui doit être la plus courte possible et sans exhausteurs de goûts.

On fait quoi avec ?

On en fait une sauce tomate minute, on l’utilise dans les plats mijotés comme l’ « osso bucco », pour terminer la cuisson des boulettes de viande, dans les lasagnes mais aussi sur une bruschetta italienne et sur une pizza.

Petit secret de mamma

La « polpa » est un produit cru qui contient à la fois de la chair de tomates mais aussi un peu du jus de tomates. Vous pouvez l’utiliser tel quel dans les plats mijotés ou pour la fin de cuisson des boulettes. Si vous l’utilisez pour faire une sauce tomate pour vos pâtes ou pour garnir une pizza, c’est bien meilleur si vous la faites un peu « dessécher » afin de concentrer les saveurs et d’éviter de détremper la pâte à pizza.

Pour cela, pelez et ciselez un demi-oignon puis faites-le revenir 5 minutes sur feu doux dans une cuillère à soupe d’huile d’olive.

Ajoutez la « polpa », salez puis faites revenir la « polpa » pendant 10 à 20 minutes, sur feu moyen, jusqu’à ce que la sauce soit plus épaisse et ne contienne plus de liquide.

Il ne vous reste plus qu’à la goûter.

 

Par Pascale Weeks.

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Nos astuces pour consommer plus de fruits et de légumes

Sans titreSi l’injonction “5 fruits et légumes par jour” peut sembler culpabilisante, difficile de faire l’autruche. En effet, il a été prouvé qu’une consommation suffisante et régulière de fruits et de légumes est vitale pour notre santé.

Pour rappel, cela correspond à consommer 5 portions de fruits et de légumes, chaque portion correspondant à environ 80g de fruits ou de légumes.

Si vous faites partie des gens pour qui cette consommation n’est pas naturelle et que vous devez vous creuser la tête, le plus simple est de les intégrer naturellement au fil de la journée, grâce à nos astuces.

L’idée est d’y aller par petites touches, jusqu’à ce que cela devienne un réflexe dans votre quotidien.

Au petit déjeuner

Les accros à la tartine beurrée peuvent ajouter une compote de fruits faite maison et non sucrée à la place de la confiture.

Ceux qui ne jurent que par les céréales peuvent tout simplement y ajouter un fruit de saison coupé en dés. Ça croque, c’est frais et cela ne prend que quelques secondes à préparer.

L’option jus de fruits frais est chouette aussi. L’offre dans les grandes surfaces est abondante mais si vous avez le temps de vous presser une orange, c’est encore mieux.

Investissez dans un extracteur de jus ou une centrifugeuse, c’est un bonheur le week-end de se faire un jus de fruits frais (pommes, poires, ananas, raisins, etc.), voire des mélanges légumes et fruits (pommes et carottes, pommes fenouil ananas, pommes poire et raisins, etc.).

Le snack du matin ou de l’après midi

Quand on prend son petit-déjeuner vers 7 h, voire plus tôt, nos estomacs ont parfois du mal à attendre le déjeuner. Le fruit mais aussi les bâtonnets de légumes sont parfaits pour calmer les gargouillis de nos estomacs. L’astuce quand on travaille en dehors de la maison : le pot de confiture vide à remplir le matin avec des morceaux de fruits ou de légumes. Zéro risque de faire des dégâts dans nos sacs et le verre est un matériau sain.

Ça marche aussi pour le creux de l’après-midi. Pensez à prendre un fruit à la cafétéria si vous n’avez pas eu le temps de le faire à la maison.

Le déjeuner

Tout le monde n’a pas pour réflexe de manger des légumes à chaque repas. Si c’est votre cas, commencez doucement en mélangeant dans votre assiette des féculents et des légumes, à parts égales. L’option crudités en entrée est parfaite aussi. Foncez sur les radis à croquer quand c’est la saison.

A la maison, ne cherchez pas systématiquement à cacher les légumes dans des gratins ou des quiches mais optez pour des plats de pâtes aux légumes, des riz sautés aux légumes et des soupes de légumes maison, les enfants adorent.

Le goûter

“Si tu as faim, mange une pomme” ont l’habitude de dire nos mères, soucieuses de notre santé. Bizarrement, on a parfois plus envie de manger une part de cake marbré qu’une pomme. Si c’est votre cas, voyez les fruits d’une manière différente. Pensez à couper votre pomme et à la tremper dans un yaourt, façon dip. Cela donne une dimension “dessert” à la pomme, ou à un autre fruit, qui va vous faire oublier votre envie de cake. Accompagnez votre fruit de quelques amandes pour un goûter rassasiant, fruité et très agréable.

Le goûter n’a pas besoin d’être sucré. Un fruit avec un morceau de fromage ou des bâtonnets de légumes avec un peu de houmous feront très bien l’affaire.

Le soir

A vous les soupes, les salades ou les pâtes aux légumes. Pour les dîners sur le pouce, ajoutez systématiquement des bâtonnets de crudités quand vous bricolez un sandwich ou un croque-monsieur et prenez l’habitude d’ajouter des légumes dans vos omelettes, vos sandwichs et vos quiches.

Le dernier conseil

Il y a mille et une manières de cuisiner les légumes et les fruits. Fouillez sur les réseaux sociaux, sur les blogs, les sites de cuisine et les magazines. Vous ferez le plein d’idées originales pour consommer les fruits et les légumes autrement et surtout, comme vous aimez. C’est en partie comme cela que le chou-fleur est devenu le « It aliment » ces dernières années. (http://observatoirecuisinespopulaires.fr/chroniques/comment-le-chou-fleur-legume-populaire-par-excellence-est-devenu-un-legume-star/)

Par Pascale Weeks.

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Étal végétal, la Toile s’agite

L’émergence du végétal

Sur les blogs et sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram et Pinterest, on note clairement une émergence du végétal depuis plusieurs années. Contrairement aux résultats de l’étude Ifop / Lesieur pour l’OCPop, sur ces réseaux, le végétal est bien compris dans son ensemble, et non restreint aux fruits et aux légumes. On y trouve pléthore de jolis bols et d’assiettes végétales avec des mélanges de légumes, légumineuses (les pois chiches et les lentilles sont devenus de nouvelles stars) mais aussi de céréales, de fruits secs et de graines.

La photogénie, facteur essentiel

Si j’étais cynique, je dirais que la photogénie de ces assiettes n’est pas anodine. On découvrira peut-être dans une dizaine d’année que le côté coloré et esthétique de cette alimentation végétale aura influencé notre manière de nous alimenter. Joël Thiébault a bien raison de dire que la patate douce est tendance. Même si elle a des atout nutritionnels, je reste persuadée que l’engouement pour ce légume, aujourd’hui cultivé en France, est dû au fait que la patate douce est extrêmement photogénique et donc sexy pour les réseaux sociaux. J’ai presque envie de dire que le légume est le nouveau cupcake.

L’équilibre alimentaire représente une nouvelle demande

Le #Healthy a vraiment le vent en poupe. On voit bien que les gens ont cette envie d’un mode de vie plus sain, plus équilibré et plus responsable.

Sur 750g, nous avons remarqué aussi cette tendance, notamment en lisant les commentaires des internautes sur nos pages Facebook. Il suffit de lire comment les fans de nos pages se fâchent dès que l’on propose une recette avec de la pâte à tartiner ou une recette avec des fraises hors saison. Il y a toujours une volonté de nos internautes d’avoir des idées pour cuisiner de manière économique et rapide mais aussi de plus en plus de façon équilibrée.

Nous avons d’ailleurs créé en avril une page spécifique appelée 750Green pour fédérer une communauté autour du manger mieux, manger sain. On s’intéresse à l’assiette mais aussi à tout ce qui se passe avant (culture, provenance des produits, circuits de distribution) et après avec des thématiques sur le gaspillage alimentaire.

Sur 750Green, on trouve :

– des recettes saines et équilibrées ;

– une cuisine qui respecte les saisons et l’environnement ;

– une démarche qui s’inscrit dans le cadre plus large de la chaîne alimentaire, au sein de laquelle le consommateur est l’acteur central.

En conclusion

Il y a effectivement une émergence du végétal sur les sites, blogs et réseaux sociaux mais qu’il faut néanmoins nuancer. Nous remarquons comme une schizophrénie chez ceux qui nous suivent. Ils pestent quand on leur propose des choses dégoulinantes de chocolat mais quand on regarde nos statistiques, aussi bien sur le site que sur les réseaux sociaux, on remarque que cela suscite beaucoup d’engouement.

Certains sites américains, comme Buzzfeed ou Tastemade l’ont bien compris en jouant sur un savant mélange de vidéos healthy et d’autres pas du tout diététiquement correctes. Les deux remportent un franc succès.

Par Pascale Weeks

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Mieux connaître Pascale.

Rédac Chef du site 750g depuis 3 ans et demi et auteure du blog C’est moi qui l’ai fait depuis 13 ans.

Contenus libres de droits. PDF à télécharger :

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Quand les réseaux sociaux s’emparent de la cuisine populaire

 

pommes-de-terre-a-la-suedoise-aux-poivrons-et-rondeleVous ne pouvez même pas imaginer comme les réseaux sociaux du type de Pinterest ou Instagram changent notre manière de cuisiner. Quand les blogs de cuisine ont démarré en France en 2004, c’était alors le seul moyen de partager sa cuisine du quotidien en image et de manière virtuelle. Aujourd’hui, qui n’a pas publié une photo de son petit-déjeuner, son dernier gâteau ou son repas du dimanche sur le net ? C’est d’autant plus vrai avec l’avènement de réseaux sociaux où l’image est reine, comme Pinterest ou Instagram.

Et du coup, tout change.

On devient alors plus attentif à l’esthétisme des choses. Certains vont se lancer dans des gâteaux dignes d’un grand chef pâtissier. Ils ne sont qu’une minorité car cela demande du temps, un minimum d’ustensiles et un certain talent.

En revanche, ce que j’observe depuis quelques années, c’est cette cuisine populaire qui devient super visuelle et qui prend donc un sacré coup de jeune.

Pour schématiser :

Avant, pour le goûter du dimanche, on faisait un gâteau au chocolat, une tarte aux pommes ou un gâteau au yaourt. Aujourd’hui, le gâteau au yaourt se retrouve paré d’un joli glaçage avec des zestes de citron, c’est plus photogénique. Le gâteau au chocolat est servi avec une sauce caramel au beurre salé qui coule sur le gâteau, c’est beaucoup plus « gourmand », tandis que la tarte aux pommes est préparée dans un moule rectangulaire, tellement plus fun.

La cuisine familiale se doit d’être jolie pour cartonner sur les réseaux sociaux. Cette nécessité rend les gens incroyablement créatifs dans la cuisine du quotidien.

C’est comme cela que des aliments humbles comme la pomme de terre n’ont jamais eu autant le vent en poupe. Aux États-Unis, les pommes de terre Anna, grand classique de la cuisine traditionnelle française (rondelles de pommes de terre ultra fines, arrosées de beurre clarifié puis cuites dans des moules à dariole) se retrouvent préparées dans de simples moules à muffins. Une fois démoulées, elles sont agrémentées de thym frais, ça rend tellement mieux sur les photos. Les puristes ajouteront même du sel de Maldon, cristaux particulièrement photogéniques.

Le côté positif de cet engouement du joli, est qu’il permet de remettre en lumière des grands classiques de la cuisine populaire quand ils ont un potentiel photogénique.

Il y a toujours eu des engouements démesurés pour certains aliments, comme les tomates séchées dans les années 90 mais avec les réseaux sociaux, ça peut déraper. C’est le cas de l’avocat, porté aux nues car c’est du bon gras mais surtout car sa couleur verte et sa texture sont très photogéniques. La forte demande, notamment en provenance des pays anglo-saxons pose des problèmes de déforestation dans les pays producteurs comme le Mexique par exemple. Les agriculteurs font en effet de la place à la culture de l’avocat, devenue rentable. Ils font abstraction du fait qu’elle est très gourmande en eau, ce qui implique de laisser les autres cultures se déshydrater, tout comme les animaux qui y vivent.

Heureusement, ces cas sont assez isolés et je suis ravie d’avoir vu certains mets devenir so cute grâce aux réseaux sociaux. C’est le cas du gâteau marbré de notre enfance qui devient un joli gâteau pastel grâce au thé Matcha. La pomme de terre à la suédoise, un mets ancien, devient incroyablement sexy avec des légumes colorés ou une profusion d’herbes.

Comme les grands chefs pâtissiers partagent de plus en plus leurs créations sur les réseaux sociaux, cela influence jusqu’à nos tartes aux pommes qui deviennent soit très graphiques, soit poétiques comme la tarte aux pommes bouquet de roses d’Alain Passard imitée des milliers de fois. Finalement, la cuisine populaire n’aura jamais été autant tendance que depuis ces 5 dernières années.

Crédit photo : Silvia Santucci pour 750g

 

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Boites de conserve, je vous aime

 

Conserves_PascaleWeeksLorsque je suis partie de chez mes parents et que j’ai commencé à faire des courses, je n’achetais pas de boites de conserves. Je ne les trouvais pas glamours du tout.

Peut-être qu’ayant été élevée dans les années 70, j’en gardais un mauvais souvenir, notamment à cause des macédoines de fruits ou des champignons de Paris en boite.

Aujourd’hui, impossible de m’en passer. Non seulement elles me sauvent certains repas dans ma cuisine du quotidien, mais je les apprécie aussi de plus en plus.

Elles conservent des trésors, c’est le cas de le dire et elles ont tout pour plaire : elles sont économiques, font gagner du temps, tout en permettant de préparer des repas équilibrés dans la cuisine de tous les jours.

 

5 choses à savoir sur les boites de conserves

  • Elles sont plutôt anciennes et ont vu le jour grâce à un procédé inventé par Nicolas Appert au début des années 1800 : la stérilisation des aliments en les chauffant à plus de 100°C, appelé aussi appertisation.
  • Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale qu’elles sont devenues très populaires en Europe.
  • En temps de crise, les ventes augmentent toujours, même à notre époque.
  • Saviez-vous que c’est grâce à une invention des années 60 que l’on peut ouvrir les boites de conserve sans ouvre-boite, grâce à un anneau d’ouverture ?
  • Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les légumes en conserve, à condition qu’ils soient conditionnés dans les quelques heures qui suivent la récolte, sont riches en fibres, minéraux et vitamines. A ne pas négliger quand on n’a pas le temps de préparer des légumes frais.

 

Et si vous avez encore des doutes, voilà mon Top Ten des boites à avoir absolument dans son placard:

 

Les tomates entières pelées ou les tomates concassées

Dans le sud de l’Italie, certaines marques italiennes cultivent les tomates en plein champs, les cueillent quand elles sont bien mûres et gorgées de soleil, et les mettent en boites quelques heures après leur récolte. Aucun Italien ne saurait s’en passer et nous non plus.

J’en fais quoi ? Des sauces tomates quand ce n’est pas la saison des tomates, de la sauce bolognaise, des currys indiens, des rougails de saucisse, des sauces pour pizzas maison, etc.

 

Le lait de coco

C’est une préparation faite avec la pulpe fraiche de noix de coco râpée puis pressée. Il a la consistance d’une crème liquide et s’utilise à la fois dans la cuisine salée, dans les desserts ou dans les boissons.

J’en fais quoi ? Des currys thaïlandais ou indiens avec des légumes, des crevettes ou du poisson, des soupes thaïlandaises, des veloutés de carottes ou de courges, des flans ou des sorbets coco comme en Guadeloupe.

 

Le thon, les sardines et le maquereau

J’en ai toujours à la maison, c’est absolument magique, à la fois pour manger sur le pouce ou pour servir de base à d’autres préparations. Saviez-vous que l’on peut même trouver des boites de sardines millésimées ? Elles contiennent le meilleur de la pêche des sardines et il est de bon ton de les faire vieillir en retournant régulièrement les boites.

J’en fais quoi ? Des rillettes de sardines ou de thon avec plein d’herbes fraiches et du citron, des pâtes aux sardines ou au thon avec des tomates concassées, des quiches au thon, etc. Quant aux maquereaux, j’aime les manger tels quels avec une salade et une bonne tranche de pain.

 

Le lait concentré sucré

C’est un de mes souvenirs d’enfance avec les berlingots que l’on vidait goulument à l’heure du goûter. Aujourd’hui, j’ai toujours une ou deux boites à la maison.

J’en fais quoi ? Il est parfait pour les pâtes à tartiner maison et pour le sorbet coco, comme aux Antilles. Je m’en sers aussi pour préparer de la confiture de lait, le dulce de leche.

 

Les pois chiches

Le must des légumes secs en boite. J’ai longtemps cru qu’ils ne servaient que de garniture dans le couscous, jusqu’à ce que je découvre tout ce que l’on peut faire avec. Je ne peux plus m’en passer.

J’en fais quoi ? Du houmous classique (purée de pois chiches, l’emblème des mezzés libanais) avec pois chiches mixés, tahinés (purée de sésame), ail, jus de citron et sel ou du houmous revisité avec des épinards ou de la betterave pour un houmous tout rose ou encore un houmous à la citronnelle et à l’amande.

Des curry indiens ou thaï de pois chiches.

Des fallafels, galettes végétales, emblématiques de la cuisine juive.

 

Les petits pois – carottes

Personnellement, j’ai tendance à préférer le croquant des petits pois frais, mais mes enfants les adorent et j’ai toujours une boite dans mon placard spécial conserves.

J’en fais quoi ? Les soirs de grande flemme, j’en ouvre une boite et je les sers avec un bon jambon blanc.

 

Les haricots

A utiliser quand ce n’est pas la saison des haricots et que vous n’avez pas beaucoup de temps. Comme je le disais plus haut, les légumes en conserve ont des qualités assez proches des légumes frais.

J’en fais quoi ? Je les fais sauter à la poêle avec un peu d’ail ou je les prépare en salade.

 

Le pâté « Le Hénaf »

Petit clin d’œil à tous les bretons qui ont été élevés avec la petite boite bleue et jaune.

C’est Jean Le Hénaff qui a créé la recette en 1915, en Bretagne, près de Pouldreuzic.

Il s’agit d’un pâté de porc fait avec des porcs breton et qui contient les morceaux les plus nobles, comme le filet mignon par exemple.

J’en fais quoi ? Je le tartine sur une baguette ou sur un pain de campagne ou je l’ajoute dans une salade.

 

Le maïs

Emblème des salades, il est très bon chaud, à l’image de la cuisine des pays d’Amérique du sud.

J’en fais quoi ? Je l’ajoute dans les salades ou je les fais sauter avec des dés de courgettes que je sers avec un peu de fromage de féta ou j’en fais un velouté en les mixant très légèrement.

 

Les soupes de poisson

Un concentré de mer dans une boite. A chaque fois que j’en ouvre une pour un diner impromptu, je me dis toujours que c’est un sacré boulot que de faire sa propre soupe de poisson et je suis ravie que l’on puisse en trouver de très bonnes en boite.

J’en fais quoi ? Je me contente de la réchauffer et je la sers avec de la rouille, du fromage que je râpe moi-même et des croûtons maison. Faut quand même travailler un peu, non ?

 

Et vous, quelle est votre boite de conserve chouchou ?

Contenus libres de droit. PDF à télécharger : BoîtesDeConservesJeVousAime_PWeeks_OCPOP

 

Pascale WeeksPar Pascale Weeks.

 

 

 

Cuisine & réseaux sociaux

 

Par Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale

 

 

 

Avant, quand on ne savait pas cuisiner, que l’on cherchait une idée ou que l’on avait besoin d’un conseil, il y avait nos mères, nos grands-mères, les livres de cuisine ou nos copines qui pouvaient nous aider.

Ça, c’était avant …

Photo_Cuisine&RéseauxSociauxC’est en 99, quand nous avons eu l’ADSL à la maison que j’ai commencé à me servir d’internet pour trouver des idées de recettes sur les sites de cuisine et leurs forums.

Le partage de la cuisine sur Internet a débuté avec les forums de cuisine liés aux grands sites, comme Marmiton créé en 1999 et Supertoinette en 2001. Il suffisait de poser une question comme « Vous faites quoi à manger ce soir ? », « Que faire avec ma botte de poireaux ? », « Où trouver du sucre perlé pour faire mes chouquettes ? » pour avoir une réponse dans le quart d’heure qui suit. Ces forums ont d’ailleurs créé de vraies communautés encore actives aujourd’hui.

Et puis sont arrivés les blogs, à partir de 2004 en France, formidable outil de partage de la cuisine populaire.

Aujourd’hui, les sites, les forums et les blogs ne sont plus seuls sur le terrain. En 2013, il est difficile de parler de cuisine sur Internet sans prendre en compte les réseaux sociaux, de plus en plus nombreux.

Les plus gros réseaux sociaux qui traitent aujourd’hui de cuisine sont Twitter, Facebook, Instagram, FoodReporter et Pinterest, le dernier né qui est en passe de devenir la star des réseaux sociaux.

Comment ça marche ?

Facebook

Sur son profil personnel, on partage des liens et des photos vers des recettes, les siennes si l’on a un blog de cuisine ou celles des autres trouvées au hasard de nos pérégrinations. On peut aussi partager des adresses de restaurants, de boutiques, etc. Le partage s’accompagne le plus souvent d’une photo et d’un avis personnel.

Les marques, les sites ou les blogs de cuisine ont aussi leur page Facebook sur lesquelles on trouve des liens vers des recettes. Il suffit de « liker » une page pour accéder à son contenu et pouvoir ensuite le partager avec ses amis sur Facebook. C’est amusant de voir que les idées, grâce à Facebook, circulent de plus en plus rapidement. Elles engendrent parfois des modes furtives, comme les Zebra Cakes (sorte de cake marbré à l’anglo-saxonne), les pains ou les brioches à effeuiller, etc. qui sans les réseaux sociaux auraient mis beaucoup de temps à traverser la Manche ou l’Atlantique.

Twitter

140 caractères pour partager des informations dans son domaine de compétence ou de prédilection avec ceux qui vous suivent (les followers). Pour les passionnés de cuisine qui suivent d’autres passionnés, il suffit de lire son fil d’actualité (timeline) pour y découvrir des liens vers des recettes, un avis sur un restaurant, un produit tout juste découvert, les discussions en temps réel lors du passage d’une émission culinaire, etc.

C’est un formidable outil pour suivre les saisons, découvrir de nouvelles cuisines, des tendances, les nouvelles ouvertures de restaurants, de boutiques ou de bars et les nouveautés en livres de cuisine et magazines.

Instagram

Avec ce réseau social, on partage des photos ou des vidéos avec un texte court. Il se positionne sur l’instantané et le partage sur le vif. Instagram n’était d’ailleurs disponible que sur les smartphones jusqu’en 2012. Dans le domaine culinaire, on va y partager ce que l’on est en train de cuisiner, de manger à la maison ou au restaurant. Seules les personnes abonnées à votre profil peuvent voir ce que vous partagez.

Food Reporter

Il s’agit d’un réseau social qui permet de partager les photos de ce que vous mangez à la maison et au restaurant. Vous avez la possibilité de suivre des utilisateurs et d’être suivi. Ceux qui vous suivent peuvent ajouter des « miam » à vos photos ainsi que des commentaires. Disponible au départ uniquement sur les Smartphones, il existe aujourd’hui un site FoodReporter.

Pinterest

C’est le dernier né puisqu’il est arrivé uniquement en 2010.

Il est le plus axé sur le visuel. Chaque utilisateur, en surfant sur internet peut épingler (Pin) une image d’un site, soit avec un bouton (Pin it) à intégrer à son navigateur ou intégré directement sur les sites et les blogs ou bien directement depuis Pinterest grâce au bouton Add.

Les images sont épinglées dans des tableaux thématiques créés par chaque utilisateur. Chaque image peut avoir une légende et quand on clique sur le bouton « website », on arrive sur la recette ou sur l’article sur un site ou sur un blog.

Dans le domaine culinaire, c’est un peu l’équivalent du classeur à intercalaires dans lequel on mettait les recettes déchirées au fil du temps dans un magazine.

Les tableaux de Pinterest sont souvent très beaux car on ne voit que des photos plutôt qualitatives.

A mon sens, c’est certainement le réseau social qui est le plus inspirant en cuisine et qui fait voyager les nouvelles idées à la vitesse de l’éclair.

Et vous, utilisez-vous les réseaux sociaux pour partager votre cuisine ?

 

La cuisine des vacances

Pascale WeeksPar Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale

 

 

 

Nous l’avons attendu avec un brin d’impatience, l’été est là et avec lui les vacances.

Que nous partions ou non, la cuisine des vacances est le plus souvent synonyme de rupture par rapport à notre routine quotidienne et c’est cela qui est bien agréable à mon sens.

Je trouve toujours suspect, voire un peu triste les personnes qui recréent sur leur lieu de vacances leur univers quotidien à l’identique, y compris dans leur manière de faire les  courses et de cuisiner. J’ai connu une amie qui passait des heures à déménager le contenu de ses placards de cuisine pour finalement cuisiner « local » et transporter dans l’autre sens tout ce qu’elle avait apporté à l’aller.

La vraie cuisine des vacances pour moi est une cuisine plus simple, plus décontractée car déconnectée de nos contraintes habituelles. C’est certainement la cuisine qui ressemble le plus à ceux qui la préparent.

La cuisine des vacances est spontanée.

Exit les listes de menus et les placards bien remplis de nos produits habituels. C’est tellement plus agréable de se laisser guider par ses envies du moment en achetant au jour le jour. C’est d’ailleurs un des secrets pour ne rien gâcher. C’est durant les vacances que je prends plaisir à acheter les fruits et les légumes en petites quantités, pour les manger au meilleur de leur maturité et établir In Petto le palmarès des fruits et des légumes frais de la région.

La cuisine des vacances est découverte.

Flâner sur les marchés locaux ou aller à la rencontre des producteurs, c’est un moyen de découvrir une région par ses trésors gastronomiques. C’est aussi la meilleure astuce pour consommer des produits locaux de manière naturelle et pratique. Dès que l’on s’éloigne de chez soi, on devient plus curieux, tout semble plus exotique, simplement parce que l’on prend le temps de regarder, d’écouter et de toucher, plutôt que de foncer vers ses marchands habituels.

La cuisine des vacances est simple.

A moins d’avoir une âme de nomade en transportant sa cuisine, en vacances, nous avons souvent moins de choses pour cuisiner et cela nous oblige à faire simple.  Ce n’est pas désagréable et c’est un bon moyen de se recentrer sur les produits et sur le goût. Je garde un souvenir ému d’une simple salade de tomates anciennes cultivées en plein champs dans le Lot que nous avions accompagnée de petits oignons nouveaux, d’herbes du jardin, d’une très bonne huile d’olive, d’un pain au levain et de fromages de Rocamadour achetés directement à la ferme.

La cuisine des vacances est partage.

Si durant l’année, nous cuisinons en majorité seule ou seul, en vacances, c’est différent car on retrouve ou on découvre le plaisir de faire des courses à deux, voire en groupe, de partager ses idées, ce qui permet de sortir de ses classiques et de préparer ensemble un repas. Tout cela est très enrichissant et laisse de merveilleux souvenirs.

La cuisine des vacances est plaisir et équilibre 

C’est drôle de remarquer qu’en vacances, on prend le temps de se faire plaisir en cuisinant et qu’au bout du compte, on se laisse guider naturellement par des choses qui nous font du bien. C’est comme si, libérés de toute contrainte, notre cuisine devenait naturellement équilibrée.

Comme tous les ans, on se promet de cuisiner sur ce rythme pendant toute l’année. Certains y arrivent et d’autres reprennent leurs bonnes vieilles habitudes, jusqu’à l’été prochain.

Par Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

 

 

 

La cuisine populaire vue par Pascale Weeks

 

Pascale Weeks est une férue du fait maison  et adore pouvoir dire « c’est moi qui l’ai fait ! ». C’est une pionnière de la blogosphère culinaire française et elle anime un blog qui rencontre un large écho sur le net.

 

1/ Qu’évoquent pour vous les mots cuisine populaire et qu’est-ce que pour vous, la cuisine populaire ?

C’est la cuisine de tous les jours, celle que l’on fait pour nourrir sa famille tout en se faisant plaisir. C’est la cuisine spontanée, celle vers quoi l’on se tourne naturellement, quelle que soit sa classe sociale, son budget ou le temps dont on dispose. C’est aussi la cuisine que l’on prépare pour retrouver ses souvenirs d’enfance avec les plats de ses parents ou de ses grands-parents. La cuisine populaire est pour moi synonyme de tradition, de plaisir et de transmission.

2/ Que proposez-vous, comme images, comme souvenirs, comme goûts pour évoquer la cuisine populaire, votre cuisine populaire ?

Ma cuisine populaire, c’est un melting pot entre mes racines lorraines et alsaciennes, l’influence de mon mari britannique, ma curiosité envers les nouvelles choses que je découvre grâce aux chefs, aux blogueurs et aux livres de cuisine. Un jour, c’est une quiche lorraine qui sera posée sur ma table, le lendemain un curry d’agneau à l’indienne et pour le goûter, des scones tièdes ou des crêpes comme celles de ma mère. La semaine suivante, ce sera un plat coréen, à moins que je ne préfère me lancer dans un entremets au chocolat, inspiré de ceux des grands pâtissiers.

3/ Racontez-nous un plat, un repas, une fête, qui selon vous, représente cette cuisine populaire.

Je garde en mémoire le repas du dimanche préparé par mes parents. La salade d’endives aux noix de mon père, suivie de son poulet rôti et de sa purée de pommes de terre. Ma mère s’occupait du dessert avec une mousse au chocolat, des œufs à la neige ou une tarte aux fruits à l’alsacienne.

4/ En quoi est-il compliqué d’évoquer ou de partager un goût que l’on pense propre à son expérience personnelle ?

Je ne pense pas que cela soit compliqué, pas plus que de partager ses lectures ou ses loisirs avec les personnes qui nous entourent, à moins de ne pas être fier de son éducation et de ses racines. Dans une famille, il est normal et naturel de partager avec les autres les expériences culinaires liées à son éducation. C’est même assez enrichissant quand les deux membres d’un couple le font, cela va enrichir la cuisine populaire. Je pense que c’est peut-être quand on a soi-même des enfants que l’on se lance de manière très naturelle dans les plats de son enfance. Je me souviens d’avoir appelé mon père afin qu’il m’explique comment faire sa purée car je voulais la refaire pour ma fille quand elle avait 18 mois.

5/ Pour vous, cette cuisine populaire est-elle intime ou est-elle une ouverture au monde, à la curiosité ?

Elle est dans un premier temps intime puisqu’elle puise dans sa propre éducation et dans ses souvenirs. Elle peut aussi s’ouvrir vers le monde extérieur grâce aux rencontres que l’on fait et qui permettent de partager et de faire découvrir sa propre cuisine populaire, tout en découvrant la cuisine populaire des autres. Avec le temps, plus on a rencontré de gens et plus on a voyagé, plus notre cuisine populaire va s’enrichir. Mon répertoire culinaire est plus épais que celui de mes parents mais celui de mes enfants sera encore différent et certainement plus riche.

6/ Selon vous, en quoi la cuisine populaire peut-elle présenter un enjeu social, culturel, politique ou agricole?

J’avoue avoir un peu de mal à prendre du recul. Observer les cuisines populaires à un moment T pourrait simplement montrer les préoccupations de toute une population en terme de budget, de souci de bien se nourrir, de faire plus attention à la planète, etc.

7/ Comment pourrions-nous remettre la cuisine populaire de tous les jours au centre des préoccupations alimentaires d’aujourd’hui, avez-vous des idées pour mettre en avant la cuisine populaire ?

La cuisine des chefs dans leurs restaurants est magnifique et fait rêver mais il y a aussi des trésors insoupçonnés dans les cuisines du quotidien. Certaines femmes ou certains hommes ne se rendent certainement pas compte de la qualité de leur cuisine et du plaisir qu’elle procure. D’ailleurs, quand les chefs sont interrogés, il n’est pas rare qu’ils citent la cuisine de leur mère et de leur grand-mère avant de citer la cuisine d’un de leur pair. Il y a beaucoup de modestie dans cette cuisine populaire. Il faudrait aller à la rencontre de ces personnes qui cuisinent si modestement et la montrer au reste du monde. Il serait bon aussi de rappeler que cette cuisine populaire est dans une certaine mesure garante d’une cuisine bonne pour la santé car elle est en majorité du fait maison.

Pascale Weeks

Pascale WeeksPascale est une férue du fait maison  et adore pouvoir dire « c’est moi qui l’ai fait ! ». C’est une pionnière de la blogosphère culinaire française. Elle anime un blog qui rencontre un large écho sur le net (C’est moi qui l’ai fait!) et est rédactrice en chef de 750g.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cuisines populaires et blogs culinaires

Pascale Weeks Par Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

 

 

 

 

Depuis que j’ai créé mon blog de cuisine en 2004, ma cuisine a changé d’année en année. Ma cuisine populaire qui était faite de quelques souvenirs d’enfance, de partages de recettes entre amis, d’autres piochées dans divers magazines et livres de cuisine et de découvertes culinaires durant des voyages s’est considérablement enrichie.

Frites rutabaga

Frites rutabaga

C’est d’abord grâce à des rencontres dues au hasard durant lesquelles les langues se délient naturellement dès que vous rencontrez une autre personne qui aime cuisiner. Je me souviens encore d’une discussion à bâtons rompus avec un chauffeur de taxi libanais à Paris. A la fin de course, il a pris le temps de m’écrire sa recette de famille pour la célèbre salade fattoush sur un reçu. Depuis, elle fait partie de mon répertoire et mon seul regret est qu’il n’en sache rien.

Mon répertoire de cuisine quotidienne s’est aussi considérablement étoffé grâce aux autres blogs de cuisine dont le nombre ne cesse de accroître depuis 2005. Il se trouve que la plupart des blogs de cuisine sont animés par des femmes qui partagent pour la plupart leur cuisine de tous les jours. Ce qui est fantastique, et que je n’aurais jamais imaginé, c’est qu’il y a des blogs de tous horizons et que l’ensemble de ces blogs forme comme une grande fenêtre sur les cuisines populaires du monde.

Comme les blogs culinaires ne sont pas juste un simple catalogue de recettes et que chaque auteur raconte aussi sa cuisine, cela donne furieusement envie de s’y mettre à son tour. Il y a une réelle proximité qui se crée entre l’auteur d’un blog et ses lecteurs ou entre auteurs de blogs de cuisine. Avant, on refaisait invariablement le gâteau au chocolat de sa meilleure amie ou celui de sa mère. Aujourd’hui, on a déjà testé plus de 5 recettes différentes issues des blogs que l’on suit semaine après semaine.

C’est comme cela qu’à la maison, nous nous sommes mis à cuisiner les pâtes comme les vraies mamas italiennes, à faire des tagines ou des currys de la manière la plus authentique possible, à se lancer dans la préparation de nouilles soba et udon comme au Japon, sans parler des légumes dont on n’avait jamais entendu parler avant et que l’on cuisine maintenant au quotidien.

crédit: Pascale Weeks

Il m’arrive aussi en toute humilité de me lancer dans la préparation du thé à la menthe les quelques jours d’été quand il fait chaud à Paris. Cela me replonge immédiatement dans cette cérémonie du thé qui m’a tant marquée au Maroc, juste après le lever du soleil dans les dunes où nous avions passé la nuit à la belle étoile.

Fraisier crème diplomate

Fraisier crème diplomate

La cuisine du quotidien peut aussi devenir plus sophistiquée quand on décide de se lancer dans la préparation d’une vraie pâtisserie de chef, gagnée par un élan de curiosité et surtout grâce aux précieux conseils d’une de nos copines blogueuses qui a essuyé les plâtres avant nous et qui nous donne le courage de nous lancer à notre tour. Si l’on m’avait dit un jour que je ferais un Opéra, un fraisier ou une tarte au citron meringuée comme chez un pâtissier, je n’en aurais pas cru un mot, je ne connaissais pas la force de persuasion de mes pairs.

Reste à savoir si je transmettrai tout ce répertoire à mes enfants. L’avenir nous le dira mais en attendant, je continue à explorer les cuisines populaires des autres pour le plus grand bonheur de ma famille.