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Ménage de printemps en cuisine

Image1Le ménage de printemps, ça nous prend aussi en cuisine. Il faut dire qu’au bout d’un moment, on en a marre des placards dans lesquels on ne retrouve plus rien alors qu’ils regorgent de trésors.

Pour éviter de perdre un temps précieux lors de la préparation des repas, d’acheter semaine après semaine des choses que nous avons déjà en stock et de passer à côté de trésors rapportés de nos escapades, une seule solution : un grand ménage de printemps. C’est salutaire pour le moral et pour le porte-monnaie. Si l’idée vous fait peur, sachez que l’on y passe souvent plus de temps à se dire que l’on va le faire qu’à effectivement s’y mettre.

Si vous ne savez pas par où commencer, on vous prend par la main.

ETAPE 1 : ON VIDE TOUT

On ne finasse pas, on sort TOUT des placards. On en profite pour passer un coup d’aspirateur et un coup d’éponge sur les étagères et dans les tiroirs, c’est fou comme ça se salit vite une cuisine, non ?

Si vous manquez de courage, procédez par étape avec chaque jour ou chaque week-end un ou deux placards/tiroirs.

ETAPE 2 : ON FAIT LE TRI

Si vous savez déjà que vous n’allez jamais manger cette confiture ou ce chutney, donnez autour de vous ou organisez un troc au boulot. Si vous êtes malheureusement obligés de jeter, faites-vous la promesse de ne plus acheter le produit en question.

  • Les boites de conserve

On vérifie les dates de péremption, on met en évidence celles dont les dates approchent dangereusement et on jette un œil sur notre article sur les conserves pour piocher des idées.

  • Les biscuits salés ou sucrés

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Vous avez le droit de râler in petto contre vos enfants ou votre mari/femme qui ne terminent jamais les paquets de biscuits qui deviennent alors mous.

Les biscuits salés écrasés, mélangés à du parmesan sont très sympas sur des légumes vapeur. Après un passage au four, vous voilà avec un crumble salé. Quant aux biscuits sucrés, on peut en faire des crèmes dessert très chouettes, comme nos grand-mères faisaient.

Quant aux boites de biscuits non entamés, vous pouvez les manger après la date de péremption, dans la limite du raisonnable quand même.

L’astuce consiste à ne plus rien acheter avant que le stock ne soit proche de zéro.

  • Le chocolat

On se demande parfois pourquoi il y a autant de tablettes entamées. On regroupe tout, on concasse et voilà de chouettes pépites de chocolat pour vos cookies et vos muffins, c’est moins cher et bien meilleur que celles que l’on trouve en grande surface.

  • La levure chimique et autres petits sachets qui traînent

Il va falloir faire le deuil de vos sachets de levure entamés. Pour le reste, on fait le tri en regardant les dates et on marque les sachets à utiliser d’urgence.

  • Les farines

Si la farine a une durée de vie importante, ce n’est pas le cas pour toutes, comme la farine de châtaigne ou certaines farines bio qui sont plus vulnérables au temps. Prenez l’habitude de les acheter en petites quantités. Quant au reste, pensez à conserver vos farines dans des bocaux hermétiques pour décourager les petites bêtes qui s’invitent parfois sans votre permission.

Trop de stock ? Faites une fournée de crêpes ou de muffins, deux recettes très gourmandes en farine.

  • Les épices

Image2On ne vous le dira jamais assez, les épices, ça ne dure pas toute une vie. En ouvrant certains tiroirs, on pourrait en douter. Va falloir faire le ménage et jeter. La prochaine fois, on se souvient de n’acheter que quelques épices de base et un bon mélange de curry en petite quantité. On pense aussi à les conserver dans un endroit sec à l’abri de la lumière.

  • Les pâtes et le riz

Ils se conservent très longtemps mais le seul problème est que l’on se retrouve bien trop souvent avec des fins de sachets et personne ne les utilise. On renonce à ses principes et on fait des tournées de pâtes avec des pâtes de différentes formes ou on en profite pour se faire des lunch boxes avec les 80g de pâtes qui sont au fond de leur sachet depuis des lustres.

  • Les légumes secs

Comme les pâtes et le riz, ils se conservent très longtemps mais sachez qu’ils mettent plus de temps à cuire, au fur et à mesure de leur vieillissement. On fait le vide en faisant par exemple des houmous de haricots ou des dahls indiens de lentilles, pour changer. Prenez l’habitude d’ajouter deux poignées de lentilles dans vos soupes ou de préparer des salades de légumes secs, c’est très bon, même à l’approche de l’été.

  • Le réfrigérateur

Image4On sait que vous n’attendez pas le printemps pour faire le tri mais il se trouve que le réfrigérateur a parfois tendance à enterrer des bocaux ouverts depuis on ne sait pas trop quand. On vous laisse faire le tri ?

 

ETAPE 3 : ON CUISINE

Au fur et à mesure de votre tri de printemps, mettez de côté tous les aliments à utiliser en urgence et faites-vous une grosse séance de cuisine, quitte à donner ce que vous cuisinez ou à organiser un déjeuner « ménage de printemps » avec vos amis ou vos collègues.

ETAPE 4 : ON SE FAIT UNE SEMAINE « NO SHOPPING »

Si vous n’avez pas le temps de vous faire un marathon cuisine pour écouler vos stock, faites-vous une semaine ou plus de « No shopping ou presque ». Ben oui, pourquoi toujours racheter des choses alors que vous avez déjà tout un stock ?

Contentez-vous d’acheter quelques produits frais et préparez vos repas avec vos stocks, vous verrez, cela permet de développer sa créativité, de vider ses stocks et de faire des économies.

ETAPE 5 : LE BILAN ET LES BONNES RÉSOLUTIONS

En fonction de ce que vous avez jeté, prenez de bonnes résolutions, comme d‘arrêter d’acheter ces produits étranges très tendances dont vous n’allez vous servir qu’une fois ou ces bocaux tellement jolis achetés à droite ou à gauche et que vous oubliez une fois à la maison, etc.

Contenus libres de droits. PDF à télécharger : MénageDePrintempsEnCuisine_PWeeks_OCPop

Pascale WeeksPar Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

 

 

Paella valenciana : le plat populaire du partage par excellence

 

Par Diane Galland. Mieux connaître Diane

 

 

1La paella (du catalan paella, poêle à frire) est un plat à base de riz rond originaire de Valencia, qui tire son nom de l’ustensile utilisé pour le cuisiner.

Pour la petite histoire…

Dès le 13ème siècle,  préparer des plats à base de riz dans des plats en terre durant les fêtes de famille et religieuse devient une coutume dans la région de Valencia, car le riz y est très présent,  cultivé dans une lagune aux portes de la cité.

Mais ce n’est qu’au 19ème siècle  que les Valenciens inventèrent la Paella telle que nous la connaissons la aujourd’hui.

C’était  le plat des paysans valenciens, élaboré à base de riz  des rizières de la région, auquel on ajoutait les aliments que l’on avait sous la main, la recette variait selon les ingrédients et les saisons.

La paella était préparée dans un seul récipient qui faisait aussi office de plat de service, elle se mangeait à même le plat de cuisson.

Avec l’industrialisation et l’invention d’une poêle sans manche comportant  des poignées de chaque côté, abordable,  il devient plus facile pour les paysans de transporter sans problème (plats en terre jusque-là), de quoi cuisiner à midi leur riz dans les champs.

En parallèle, le  niveau de vie augmente. Les Valenciens ajoutent alors les légumes que donnait la riche région de la « huerta » avec des escargots, et les jours de fêtes, ils rajoutent  du poulet, du lapin…

Longtemps cantonné à une préparation locale, ce plat s’est répandu hors d’Espagne, notamment en Algérie et dans l’hexagone au moment de la fuite d’Espagnols  pour cause de guerre civile. Par la suite, les vendanges dans le Languedoc et le travail du riz dans les rizières de la Camargue ont contribué à son extension.

C’est dans les années 60/70 – début du tourisme en Espagne – que commence une diffusion à l’international et à vaste échelle de ce plat, désormais associé à l’identité culinaire de l’Espagne.

 

Cuisiner et manger ensemble

Préparer et manger une paella en plein air est un acte social et implique une collaboration entre les protagonistes,  d’autant  que le  plat est de grande dimension et que les convives sont souvent nombreux à le partager.

En outre, les complexités de la préparation et les différentes étapes peuvent mobiliser  un certain nombre de personnes, alors réunies pour un objectif et un plaisir communs : préparer les ingrédients, couper la viande, les légumes, piler l’ail, contrôler la cuisson du riz …

une paella en famille : un acte intergénérationnel

une paella en famille : un acte intergénérationnel

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Autant de missions à partager pour un objectif commun. Et puis, au moment de déguster,  chacun mange à même le  plat. Une véritable communion.

Pas étonnant que ce plat figure souvent au menu d’associations, voire même de réunions de partis politiques ! …en plus des réunions de famille, ou de fêtes de quartier.

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Economique, fédératrice,  la paella est le plat du partage par excellence.

 

 

Protégée par une AOC….

Nota bene : la liste des ingrédients de la paella est désormais protégée par une «Denominación de Origen», soit l’équivalent de notre A.O.C. (Appellation d’Origine Contrôlée).

8Les 10 ingrédients officiels de la Paella :

  1. Huile
  2. Poulet
  3. Lapin
  4. Haricots Plats (« Haricot Coco » ou « Ferraura » ou « Bajoqueta »)
  5. Haricot Garrofe (« Garrofó »)
  6. Tomates
  7. Eau
  8. Sel
  9. Safran
  10. Riz d’A.O.C. de Valencia

 

Pour en savoir plus :

  • http://la-bible-de-la-paella.fr/la-paella-authentique/l-aoc-de-la-paella/
  • http://www.museum.agropolis.fr/pages/savoirs/paella/paella.htm

Découvrez une recette de paella royale proposée par Lesieur : http://www.lesieur.fr/Cuisine-populaire/Qu-est-ce-qu-on-mange/Recettes/Paella-Royale