Archives par étiquette : Weeks

Diversité de définition pour les Cuisines Populaires

Depuis 5 ans, cuisiniers, philosophes, médecins, journalistes, nous racontent leur manière de voir la cuisine populaire. Chacun a sa vision, mais tous parlent de cette cuisine du quotidien, tellement commune que parfois invisible, mais nourrie de plaisir et de nécessité.

Alain Ducasse

« Dans « cuisine populaire », j’entends les deux sens du mot « populaire » : à la fois cuisine du peuple et cuisine qui plait au plus grand nombre. »

Atanase Perifan

« Quand on parle cuisine populaire, on a tendance à penser à la cuisine de tous les jours celle qui a bon goût car elle bonne à savourer. »

« Elle est liée à la quotidienneté, faite de plaisir et de souffrance. »

François Simon

« La cuisine populaire c’est une cuisine spontanée, vivante, accessible, simple dans ses saveurs, abordable dans ses prix. »

Yves Camdeborde

« La cuisine populaire évoque la cuisine de tous les jours, une cuisine de gens qui ont faim, des gens qui ont besoin de se nourrir pour travailler physiquement ou intellectuellement. »

« Le plus simple de la cuisine populaire : Un rosbif, son jus et une purée, pour finir, une crème caramel ou une mousse au chocolat. »

Sébastien Demorand

« La cuisine populaire, d’ou qu’on soit, c’est une mémoire commune de la table. Ce que nous avons tous en nous c’est le souvenir d’un repas, la trace de la famille. »

Marcel Rufo

« La cuisine populaire est une cuisine qui est proche du marché, celle des primeurs. »

Ali Benmakhlouf

« La cutine populaire c’est une cuisine qui d’abord ne coûte pas cher, mais cela ne veut pas dire que c’est une cuisine du peu ou qu’elle n’est pas une cuisine riche. Au contraire. »

Sylvie Amar

« La cuisine populaire ce sont des mots évocateurs : Famille, maison, Grand-mère, la rue, les marchés. »

Michel Portos

« La cuisine populaire ce serait la cuisine comme on a l’habitude de manger à la maison, familiale, sans chichi, cuisinée, préparée, et pas empilée comme un château de cartes. »

Patrick Jeffroy

« La cuisine populaire c’est le potager, le verger, le clapier, le poulailler que j’ai eus dans ma petite enfance. Des millions de Français vivaient au bon vouloir de ces jardins. »

« Les marchés d’aujourd’hui ainsi que les villes et villages sont également détenteurs de la cuisine populaire. »

Daniel Nairaud

« C’est la cuisine du peuple, celle des gens ordinaires. Je l’aime pour ça ! »

Bernard Guy-Grand

« Cela peut être la cuisine familiale, la cantine, et le bistrot ouvrier, mais c’est avant tout un lien avec l’Histoire. »

Christophe Duhamel

« La cuisine de monsieur et madame tout le monde, celle qui se transmet au sein des familles depuis des générations. »

Gilles Fumey

« La cuisine populaire c’est, dans la rue ou sur les marchés, une invitation à une cuisine simple, facile d’accès et généreuse. »

« La cuisine populaire est une cuisine sans prétention, conçue comme une forme de communion avec ceux qui aiment la vie parce qu’ils aiment manger. Tout simplement. »

Thierry Marx

« Cela évoque pour moi une cuisine à mi-chemin entre la cuisine rurale et la haute gastronomie. C’est une cuisine initiatrice et capable d’associer toutes les extractions sociales. »

Bernard Plageoles

« Pour moi la cuisine populaire évoque des goûts d’enfance mais également les périodes des grands repas liés aux travaux agricoles. »

Sonia Ezgulian

« « Cuisine populaire » évoque un moment de partage, un plat, des recettes qui ont fait leur preuve, des plats simples mais aussi des plats plus sophistiqués qui requiert du temps, des tours de mains qu’on apprend, des moments qu’on chérit comme des trésors. »

Fred Chesneau

« J’ai tout de suite des mots qui me viennent en tête pour évoquer la cuisine populaire : quotidienne, familiale, transmission, générosité dans la mesure où nous ne sommes pas avare de temps et d’énergie. »

Sophie Brissaud

« La cuisine populaire est celle qui transcende les classes, donc accessible à tous. Son prix — prix de revient, prix de vente — doit toujours être raisonnable. »

« La cuisine populaire mobilise les notions de mémoire, d’humanité, d’ouverture, de lien familial, de fraternité, de solidarité, de générosité, de simplicité, de gourmandise. »

Georgiana Viou

« La cuisine populaire est une cuisine conviviale et faite pour le partage. Je pense tout de suite à mon pays, le Benin : la cuisine de rue et de famille à la maison. »

« La cuisine de rue et de la famille à la maison est populaire, sans chichi mais le goût est présent et elle est dégustée par un grand nombre de personnes. »

Eric Roux

« La cuisine populaire est pluriel, ce sont les cuisines de la nécessité quotidienne, faites de plaisir qui nous permettent d’imaginer le monde. »

Diane Galland

« C’est la cuisine qu’on aime partager spontanément, naturellement, avec des personnes dont on se sent proche, la cuisine qui nous rassemble, nous relie. »

Eric Reithler

« Elle est humble, sans âge et sans frontières, elle traduit la profondeur d’âme de ceux qui l’offrent, avec cet inégalable esprit de partage et de générosité. »

Patrick Serog

« C’est la cuisine de tous les jours et celle que la majorité de la population des villes et des campagnes pratique. Pour moi la cuisine populaire est celle des plats traditionnels et de mon enfance. »

Pascale Weeks

« C’est la cuisine de tous les jours, celle que l’on fait pour nourrir sa famille tout en se faisant plaisir. »

« C’est la cuisine spontanée, celle vers quoi l’on se tourne naturellement, quelle que soit sa classe sociale, son budget ou le temps dont on dispose. »

Guillaume Bapst

« Pour moi, la cuisine populaire évoque la notion d’une cuisine accessible pour tous aussi bien dans son élaboration que dans sa consommation. C’est pour moi le contraire d’une cuisine sophistiquée. »

Tous nos contenus sont libres de droits. PDF à télécharger : CuisinePopVuePar_Verbatims_OCPop

Le chou-fleur, un légume star ?

salade de chou fleur roti aux amandes

Comment le chou-fleur, légume populaire par excellence est devenu un légume star ?

C’est amusant de voir comment un légume aussi populaire que le chou-fleur est devenu en si peu de temps un légume star. 

Au départ, il a tout pour plaire : il est économique, il est cultivé en France, sa taille permet de nourrir 6 à 8 personnes, il est peu calorique, riche en vitamine C, en minéraux et il contient beaucoup de protéines et de fibres.

Le seul problème, c’est que tout le monde ne l’aime pas.

Il faut dire qu’à une époque, on servait le chou-fleur cuit à l’eau ou en gratin avec de la béchamel, de quoi s’ennuyer au fil du temps.

Et puis, on s’est mis à le détailler en fleurettes et à le picorer cru en le trempant dans des sauces au fromage blanc avant qu’ils ne soient connus sous le nom de « dips ».

C’est vraiment Marianne Comolli, une des sœurs Scotto qui a réussi à sortir le chou-fleur des sentiers battus en mettant au point un taboulé de chou-fleur. Le chou-fleur est râpé, il a alors la texture d’une graine de couscous, Il est ensuite cuit à la vapeur (ou laissé cru) puis assaisonné comme on le ferait pour un véritable taboulé.

Cela donne une entrée croquante, fraiche, économique et 100% végétale. C’était en 1984 et depuis, c’est devenu un grand classique.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Les américains sont devenus fans de ce légume populaire et cette folie est en train de toucher la France de plein fouet.

On ne va pas s’en plaindre, pour une fois qu’une tendance fait du bien à notre porte-monnaie, à notre santé et à notre gourmandise.

Les chefs, suivis de très près par les blogueurs ont imaginé des tas de recettes très originales et très bonnes autour du chou-fleur.

La plus connue est la pizza sans gluten préparée avec une pâte à pizza au chou-fleur. Testée et approuvée, c’est surprenant et vraiment très bon. La base est formée de chou-fleur râpé que l’on mélange à du parmesan, de la poudre d’amandes et à un œuf. On fait griller cette base, avant de la garnir comme une pizza classique.

Vient ensuite le chou-fleur rôti qui change agréablement des gratins de chou-fleur.

Certains chefs le font rôtir en entier avec un peu d’huile d’olive, jusqu’à ce qu’il devienne très brun et le servent avec une sauce.

Si l’idée vous rebute, faites plus simple : il suffit de détailler le chou-fleur en fleurettes, de les faire bien rôtir au four avec un peu d’huile, avant de le mélanger à une vinaigrette. Cela donne une texture super intéressante au chou-fleur et un goût de noisette. Cette salade tiède a toujours un succès incroyable même chez ceux qui pensent détester le chou-fleur.

Certains chefs américains, végétariens ou pas ont même mis le steak de chou-fleur au menu de leurs restaurants. Il s’agit de couper le chou-fleur entier en tranches un peu épaisses que l’on fait rôtir au four ou que l’on fait blanchir avant de les griller à la plancha. Ce steak végétal bien grillé est servi avec une sauce ou du houmous et des légumes grillés par exemple.

De mémoire de gourmande, je n’avais jamais vu un légume déchainer autant la créativité des cuisiniers.

Tous nos contenus sont libres de droits. PDF à télécharger : LeChouFleurEstDevenuUnLegumeStar_PWeeks_OCPop

Pascale Weeks  Par Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

La rentrée des livres de cuisine

 

Sans titre

La rentrée des livres de cuisine : un retour aux recettes simples et bon marché ?

Après la déferlante de ces dernières années de beaux livres de cuisine aux ingrédients chers, difficiles à trouver, branchés, voire un brin snobs, voilà une nouvelle vague de livres qui nous font plaisir car beaucoup plus proches de la cuisine populaire.

Dans ces deux livres, sortis début septembre, le concept est simple : des recettes faciles, bon marché, qui ne demandent que 4 à 6 ingrédients et très peu d’ustensiles. Les ingrédients sont en photo en haut de chaque recette et hop, y’a plus qu’à cuisiner.

Vous ne râlerez plus en disant que la moindre recette vous demande des heures de courses et un budget de ministre. Avec un minimum d’ingrédients, vous allez pouvoir vous régaler.

Coup de cœur pour ces deux ouvrages. Nous sommes ravis de les partager avec vous.

 

Je cuisine avec 4 ingrédients de Dorian Nieto, chez Solar

Sans1Le premier est écrit par Dorian Nieto, auteur du blog « Mais pourquoi je vous raconte ça ».

Chaque recette est préparée avec uniquement 4 ingrédients (même le beurre ou l’huile comptent). Cela n’empêche pas aux recettes d’être créatives. Les photos de l’auteur sont vivantes, sans fioritures et donnent confiance, même aux cuisiniers débutants.

Les recettes sont classées par moment de vie avec « plats de soirs de semaine », « apéro entre copains », « goûter », etc.

A nous les tortillons à la cannelle, la salade de pois chiches, oignons et olives, la tourte au poulet et aux légumes, les boulettes d’agneau, les poivrons farcis, les patatas bravas, les roulés croustillants aux poires, le fondant aux amandes, le pop-corn au chocolat et la pavlova à la framboise.

Un bon point pour les recettes très économiques et le bon mélange entre salé et sucré.

 

Simplissime, le livre de cuisine le plus simple du monde de Jean-François Mallet chez Hachette

22Le second est écrit par Jean-François Mallet, chef et photographe culinaire. On retrouve là aussi des recettes simplissimes avec 6 ingrédients maximum, que l’on trouve très facilement. La plupart sont bon marché, d’autres sont plus pour des repas de fête.

Les ingrédients sont en photo avant une recette simple, comme dans le livre de Dorian Nieto.

Les photos sont très jolies, sans chichis, accessibles et ne vont pas vous faire dire «Je n’y arriverais jamais ».

A nous le bouillon repas poulet et courgettes, l’épaule d’agneau confite au four, le porc au caramel, les travers de porc sauce BBQ, les pommes de terre au confit de canard, le gratin de courgettes au haddock ou le poulet rôti au paprika. Egalement quelques recettes de desserts classiques aux fruits.

Contenus libres de droits. PDF à télécharger : LaRentréeDesLivresDeCuisine_PWeeks_OCPop

Pascale WeeksPar Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

Cuisine populaire et cuisine de voyage

Cuisine populaire et cuisine de voyage: j’emporte quoi à manger quand je voyage ?

CuisineVoyageJ’ai des souvenirs de voyages à l’époque où les voitures n’avaient pas la clim et où le réseau autoroutier n’était pas encore aussi dense. Ils duraient des heures et nous nous arrêtions souvent.

Ma mère prenait le temps, en plus de la préparation des bagages, de remplir un sac de victuailles telles que des œufs durs, des sandwichs, des fruits, etc.

 

Aujourd’hui, l’offre dans les gares et les stations d’essence sur les autoroutes est de plus en plus sexy, parfois qualitative mais aussi de plus en plus onéreuse. Quand vous voyagez à 4 et que vous n’avez pas pris la précaution d’emporter la moindre bouteille d’eau, cela peut facilement vous coûter plus de 10 euros par personne pour un repas beaucoup trop frugal.

Du coup, n’hésitez pas à faire des paniers repas pour nos voyages en voiture ou en train.  Je n’ai pas encore osé faire de même pour l’avion, je crois que c’est un peu plus compliqué. Quel dommage d’ailleurs.

 

J’emporte quoi à manger quand je voyage ?

 

Coté boisson

On privilégie les bouteilles d’eau, c’est moins salissant que les boissons sucrées qui vont en plus vous donner soif et risquent de salir votre voiture et vos vêtements.

Les bouteilles thermos reviennent à la mode et ont pris un sacré coup de jeune. Quel plaisir de pouvoir boire un bon café quand on est parti à l’aurore de la maison. Cela donne un coté très vintage aux voyages, non ?

 

Les en-cas

Si vos enfants sont jeunes ou qu’il fait chaud, le secret est d’éviter tous les biscuits au chocolat, ceux qui sont gras, collants ou qui font des miettes. Rien de pire que de salir sa voiture ou les sièges du train, ce n’est pas sympa pour ceux qui arrivent après, ni pour ceux qui nettoient.

On opte plutôt pour des biscuits ou des gâteaux maison comme un quatre quart, des madeleines ou des sablés ou les grands classiques du commerce, comme le petit beurre. Certaines marques en font de délicieux, c’est le moment de faire découvrir à vos enfants les trésors du patrimoine de la gastronomie française.

Les fruits, c’est très bien aussi. On évite tout de même la banane qui s’abime toujours dans les sacs et qui dégage une odeur trop forte. Le mieux reste la bonne vieille pomme ou les abricots. Si vous prenez des pêches ou des nectarines, l’idéal est quand même de les couper avant de partir, je ne connais personne capable de manger une pêche proprement en voiture.

Pensez aux fruits secs comme les amandes ou les noisettes ou les fruits séchés comme les figues ou les abricots, ils sont parfaits pour combler un petit creux et ils ne sont pas salissants.

 

Le plat

Le sandwich reste une évidence mais tout le monde ne les apprécie pas. Il est tout à fait possible d’emporter un plat en voiture ou dans le train. Misez sur des choses faciles à manger avec une simple fourchette ou une cuillère.

Partez sur une base de céréales, comme des pâtes, du riz, du blé, etc., ajoutez des légumes grillés ou des crudités (dés de tomates et/ou dés de concombre) et des protéines, comme du poulet coupé en dés, du poisson fumé ou du jambon.

Pour que le plat soit agréable à manger froid, traitez-le comme une salade en y ajoutant une vinaigrette légère quand les céréales sont encore chaudes.

Ajoutez éventuellement des dés de fromage pour un plat encore plus copieux.

Si vous ne mangez pas de viande, optez pour un mélange de céréales et de légumineuses (pois chiches, lentilles, etc.) pour faire le plein de protéines.

Pour le dessert, on suit les mêmes règles que pour les en-cas.

 

Les petits plus

Des serviettes en papier, du produit pour se désinfecter les mains et des sacs qui peuvent faire office de poubelle.

Je vous souhaite un bel été et de beaux voyages gourmands !

Contenus libres de droits. PDF à télécharger : CuisinePop&Voyage_PWeeks_OCPop

Pascale WeeksPar Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

 

Ménage de printemps en cuisine

Image1Le ménage de printemps, ça nous prend aussi en cuisine. Il faut dire qu’au bout d’un moment, on en a marre des placards dans lesquels on ne retrouve plus rien alors qu’ils regorgent de trésors.

Pour éviter de perdre un temps précieux lors de la préparation des repas, d’acheter semaine après semaine des choses que nous avons déjà en stock et de passer à côté de trésors rapportés de nos escapades, une seule solution : un grand ménage de printemps. C’est salutaire pour le moral et pour le porte-monnaie. Si l’idée vous fait peur, sachez que l’on y passe souvent plus de temps à se dire que l’on va le faire qu’à effectivement s’y mettre.

Si vous ne savez pas par où commencer, on vous prend par la main.

ETAPE 1 : ON VIDE TOUT

On ne finasse pas, on sort TOUT des placards. On en profite pour passer un coup d’aspirateur et un coup d’éponge sur les étagères et dans les tiroirs, c’est fou comme ça se salit vite une cuisine, non ?

Si vous manquez de courage, procédez par étape avec chaque jour ou chaque week-end un ou deux placards/tiroirs.

ETAPE 2 : ON FAIT LE TRI

Si vous savez déjà que vous n’allez jamais manger cette confiture ou ce chutney, donnez autour de vous ou organisez un troc au boulot. Si vous êtes malheureusement obligés de jeter, faites-vous la promesse de ne plus acheter le produit en question.

  • Les boites de conserve

On vérifie les dates de péremption, on met en évidence celles dont les dates approchent dangereusement et on jette un œil sur notre article sur les conserves pour piocher des idées.

  • Les biscuits salés ou sucrés

Image3

Vous avez le droit de râler in petto contre vos enfants ou votre mari/femme qui ne terminent jamais les paquets de biscuits qui deviennent alors mous.

Les biscuits salés écrasés, mélangés à du parmesan sont très sympas sur des légumes vapeur. Après un passage au four, vous voilà avec un crumble salé. Quant aux biscuits sucrés, on peut en faire des crèmes dessert très chouettes, comme nos grand-mères faisaient.

Quant aux boites de biscuits non entamés, vous pouvez les manger après la date de péremption, dans la limite du raisonnable quand même.

L’astuce consiste à ne plus rien acheter avant que le stock ne soit proche de zéro.

  • Le chocolat

On se demande parfois pourquoi il y a autant de tablettes entamées. On regroupe tout, on concasse et voilà de chouettes pépites de chocolat pour vos cookies et vos muffins, c’est moins cher et bien meilleur que celles que l’on trouve en grande surface.

  • La levure chimique et autres petits sachets qui traînent

Il va falloir faire le deuil de vos sachets de levure entamés. Pour le reste, on fait le tri en regardant les dates et on marque les sachets à utiliser d’urgence.

  • Les farines

Si la farine a une durée de vie importante, ce n’est pas le cas pour toutes, comme la farine de châtaigne ou certaines farines bio qui sont plus vulnérables au temps. Prenez l’habitude de les acheter en petites quantités. Quant au reste, pensez à conserver vos farines dans des bocaux hermétiques pour décourager les petites bêtes qui s’invitent parfois sans votre permission.

Trop de stock ? Faites une fournée de crêpes ou de muffins, deux recettes très gourmandes en farine.

  • Les épices

Image2On ne vous le dira jamais assez, les épices, ça ne dure pas toute une vie. En ouvrant certains tiroirs, on pourrait en douter. Va falloir faire le ménage et jeter. La prochaine fois, on se souvient de n’acheter que quelques épices de base et un bon mélange de curry en petite quantité. On pense aussi à les conserver dans un endroit sec à l’abri de la lumière.

  • Les pâtes et le riz

Ils se conservent très longtemps mais le seul problème est que l’on se retrouve bien trop souvent avec des fins de sachets et personne ne les utilise. On renonce à ses principes et on fait des tournées de pâtes avec des pâtes de différentes formes ou on en profite pour se faire des lunch boxes avec les 80g de pâtes qui sont au fond de leur sachet depuis des lustres.

  • Les légumes secs

Comme les pâtes et le riz, ils se conservent très longtemps mais sachez qu’ils mettent plus de temps à cuire, au fur et à mesure de leur vieillissement. On fait le vide en faisant par exemple des houmous de haricots ou des dahls indiens de lentilles, pour changer. Prenez l’habitude d’ajouter deux poignées de lentilles dans vos soupes ou de préparer des salades de légumes secs, c’est très bon, même à l’approche de l’été.

  • Le réfrigérateur

Image4On sait que vous n’attendez pas le printemps pour faire le tri mais il se trouve que le réfrigérateur a parfois tendance à enterrer des bocaux ouverts depuis on ne sait pas trop quand. On vous laisse faire le tri ?

 

ETAPE 3 : ON CUISINE

Au fur et à mesure de votre tri de printemps, mettez de côté tous les aliments à utiliser en urgence et faites-vous une grosse séance de cuisine, quitte à donner ce que vous cuisinez ou à organiser un déjeuner « ménage de printemps » avec vos amis ou vos collègues.

ETAPE 4 : ON SE FAIT UNE SEMAINE « NO SHOPPING »

Si vous n’avez pas le temps de vous faire un marathon cuisine pour écouler vos stock, faites-vous une semaine ou plus de « No shopping ou presque ». Ben oui, pourquoi toujours racheter des choses alors que vous avez déjà tout un stock ?

Contentez-vous d’acheter quelques produits frais et préparez vos repas avec vos stocks, vous verrez, cela permet de développer sa créativité, de vider ses stocks et de faire des économies.

ETAPE 5 : LE BILAN ET LES BONNES RÉSOLUTIONS

En fonction de ce que vous avez jeté, prenez de bonnes résolutions, comme d‘arrêter d’acheter ces produits étranges très tendances dont vous n’allez vous servir qu’une fois ou ces bocaux tellement jolis achetés à droite ou à gauche et que vous oubliez une fois à la maison, etc.

Contenus libres de droits. PDF à télécharger : MénageDePrintempsEnCuisine_PWeeks_OCPop

Pascale WeeksPar Pascale Weeks. Mieux connaître Pascale.

 

 

Gaspillage: et si on utilisait mieux nos fruits et nos légumes ?

 

Chronique#5_PWeeksA une époque où l’on est de plus en plus sensibilisé au bien de la planète et à nos finances, c’est presque une obligation de jeter le moins possible, à commencer par nos fruits et nos légumes.

Ne venez pas me dire que c’est un truc de bobo et que c’est tendance. Nos grand-mères le faisaient tout naturellement. Jamais il ne leur serait venu à l’idée de jeter des fanes de carottes ou un pied de brocolis ou de chou-fleur.

Nous voilà quelques décennies plus tard à réapprendre des manières de faire et des gestes qui faisaient partie du quotidien. En chemin, il est fort probable que la transmission se soit perdue.

 

Heureusement, il n’est jamais trop tard.

La prochaine fois que vous préparez des fruits et des légumes, observez toutes les parties que vous jetez et demandez-vous ce que vous pourriez bien en faire plutôt que de les jeter.

Pour vous aider, voilà toute une série d’astuces.

Je tiens à préciser avant de démarrer que ces astuces nécessitent d’avoir des légumes cultivés de manière raisonnable.

Les fanes des légumes

On peut en faire des tas de bonnes choses en passant par le velouté tout simple, les petits flans, les quiches, le pesto ou des dips préparés avec un fromage blanc.

Pour cela, ciselez vos fanes puis faites-les cuire à la vapeur avant de les utiliser, elles vont donner du caractère à votre cuisine.

Ça marche avec des fanes de carottes, de radis ou de navets nouveaux.

Les épluchures des fruits et des légumes

Vous pouvez en faire des chips, aussi bien avec les épluchures de légumes, comme les carottes ou les pommes de terre même si la pomme de terre n’est qu’un légume au sens botanique du terme mais aussi avec les épluchures de pommes. Utilisez ces dernières en infusion dans un sirop, cela donne beaucoup de goût.

Avec les tomates, vous pouvez faire sécher la peau et en faire une poudre qui va renforcer le goût de vos préparations à base de tomates. On appelle cela le sablon de tomates.

Vous pouvez utiliser aussi les épluchures des asperges blanches. Pour cela, mettez-les dans une casserole, recouvrez-les d’eau, faites mijoter une quinzaine de minutes puis filtrez. Gardez la moitié de cette eau au frais, faites cuire vos asperges dans la seconde partie puis stoppez la cuisson de vos asperges en les plongeant dans la partie fraiche. Cela permet de ne pas perdre le goût des asperges en les cuisant.

Vous pouvez aussi faire infuser les épluchures d’asperges dans de la crème liquide pour la parfumer ou vous en servir pour faire un bouillon.

Petite curiosité 

Saviez-vous qu’au Québec, on fait une gelée et une eau de fraises avec les queues des fraises ?

Les pieds des légumes

Vous savez, c’est cette chose que vous jetez allégrement quand vous préparez du brocoli ou du chou-fleur. La prochaine fois, pensez à les peler puis à les couper en dés afin de les faire cuire dans un wok. C’est très bon avec du brocoli. Pour le chou-fleur, je vous conseille de faire cuire le pied comme une pomme de terre, après l’avoir pelé.

D’une manière générale, n’oubliez pas de récupérer toutes les chutes de légumes générées quand vous faites des découpes (julienne, mirepoix, etc.). Gardez-les pour aromatiser des sauces, comme la sauce bolognaise ou pour en faire des soupes.

Avec les feuilles de betterave ou les feuilles de navet

Quand les légumes sont jeunes et que les feuilles sont petites, vous pouvez les préparez comme une salade. Plus grandes, faites-les blanchir puis utilisez-les dans une garniture de quiche, de flan ou dans des lasagnes.

Des livres sur le sujet ?

Je vous recommande celui de Sonia Ezgulian : Les Epluchures, 10 façons de les accommoder aux éditions de l’Epure et celui de Sophie Dupuis-Gaulier : Tout Manger de A à Z chez Hachette.

Contenus libres de droit. PDF à télécharger: PWeeks_StopGaspillage